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Faits divers – Justice

Agression de deux policiers à Champigny au Nouvel An : 14 personnes placées en garde à vue

mardi 10 avril 2018 à 7:52 - Mis à jour le mardi 10 avril 2018 à 10:34 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Quatorze personnes dont deux femmes, âgées de 16 à 20 ans, ont été interpellées dans toute l'Ile-de-France ce mardi dans l'affaire de l'agression le soir du Nouvel An de deux policiers à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Elles ont été placées en garde à vue.

Police
Police © Maxppp -

Champigny

L'enquête avance pour l'affaire de l'agression de deux policiers le soir du Nouvel An à Champigny (Val-de-Marne). "Tous les auteurs de cette agression ont été arrêtés", a précisé, mardi matin, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Quatorze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue ce mardi, précise la police. 

Les 12 hommes et deux femmes, âgés de 16 à 20 ans, soupçonnés d'avoir porté des coups ou d'avoir filmé la scène, ont été arrêtés dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, les Yvelines, le Val-d'Oise, la Seine-et-Marne mais aussi dans l'Eure. 

Des vêtements et une grenade de désencerclement découverts pendant les perquisitions

Les 14 personnes ont été placées en garde à vue pour violences en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique, non assistance à personne en danger et enregistrement ou diffusion d'images de violences.

Les perquisitions au domicile des suspects ont notamment permis de "retrouver les tenues vestimentaires portées par certains au moment des faits" et une grenade de désencerclement probablement dérobée lors de l'agression, a indiqué une source proche de l'enquête. 

Parmi les personnes interpellées, certaines sont connues des services de police. 

Les images de l'agression avaient fait le tour des réseaux sociaux 

Lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, une soirée clandestine dans un hangar d'une zone industrielle avait dégénéré à Champigny-sur-Marne. Parmi les renforts policiers, une gardienne de la paix et son capitaine s'étaient retrouvés chacun isolés et avaient été violemment agressés.  

Les images de la policière de 25 ans, à terre, encerclée et rouée de coups de pieds avaient fait le tour des réseaux sociaux. Elle avait été frappée au visage, au ventre et aux jambes. Sept jours d'interruption totale de travail (ITT) lui avaient été prescrits. Le capitaine, 48 ans, avait eu le nez fracturé et 10 jours d'ITT.  

Les policiers avaient dénoncé la "haine anti-flics"

L'agression avait immédiatement provoqué une indignation générale. Le président Emmanuel Macron avait condamné un "lynchage lâche et criminel", en promettant que les coupables seraient "retrouvés et punis". 

Cette affaire avait également relancé la grogne des policiers, de nouveau rassemblés dans plusieurs villes de France pour dénoncer la "haine anti-flics", un peu plus d'un an après l'attaque aux cocktails Molotov qui avait grièvement brûlé deux agents à Viry-Châtillon en octobre 2016.  

Selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 5.767 policiers ont été blessés en mission en 2016, un chiffre en augmentation notamment pour les victimes d'agressions par armes.