Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Agression du collectionneur de vins Michel-Jack Chasseuil : cinq hommes condamnés

-
Par , France Bleu Poitou, France Bleu
Niort, France

Le procès d'une affaire hors-norme s'est tenu, ce jeudi, au tribunal correctionnel de Niort. Celle de l'agression de Michel-Jack Chasseuil, le Deux-Sévrien propriétaire de "la plus belle cave du monde". Cinq hommes ont été condamnés à des peines allant de 18 mois à 5 ans de prison ferme.

Michel-Jack Chasseuil avec son avocat maître Morisset
Michel-Jack Chasseuil avec son avocat maître Morisset © Radio France - Noémie Guillotin

Le 19 juin 2014, chez lui à La Chapelle-Baton, Michel-Jack Chasseuil a vécu un "calvaire" pendant 2 heures, lance l’avocat du célèbre collectionneur de vins dès le début de sa plaidoirie. Ce jour-là, la victime pense ouvrir à un livreur, il s’agit en fait de voleurs.

Six hommes mis en cause dans ce dossier, âgés entre 25 et 38 ans et tous originaires du nord de la France. L'un d'eux n'est pas présent à l'audience devant le tribunal correctionnel de Niort, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt.

"On va te couper les doigts si tu nous dis pas où est la clé"

A la barre Michel-Jack Chasseuil, costume-cravate impeccable, raconte les coups et les menaces avec un tournevis ou le hachoir de boucher de son grand-père : "On va te couper les doigts si tu nous dis pas où est la clé". Les malfaiteurs cherchent un coffre. Mais le Deux-Sévrien, âgé alors de 72 ans, garde son sang froid. Les malfaiteurs finissent par repartir avec notamment "huit caisses de vin" a calculé le collectionneur. Mais pas des grands crus.

"Je n'ai jamais été chez Monsieur"

Qui était à La Chapelle-Baton le 19 juin 2014 à l'aube ? Tous les prévenus n'ont pas les même réponses, certains ont changé plusieurs fois de versions au cours de la procédure et encore à l’audience. Un seul reconnait véritablement sa présence chez Michel-Jack Chasseuil. C'est lui qui se présente comme livreur.

La procureure de la République met d’ailleurs en avant le contraste entre la préparation de l’opération "très organisée" : le vol de fourgons, les gants, les cagoules, les téléphones aux cartes prépayées. Et la "commission des faits", le visage découvert de certains, l’agacement quand ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent. Elle estime que la culpabilité de cinq des six hommes mis en cause ne fait pas de doute. ADN, téléphonie, péages, suffisamment d’éléments se recoupent.

Le jour des faits, le collectionneur laissé attaché dans une cave réussit à se libérer. Aujourd'hui, il garde des séquelles au doigt mais "pas de haine" dit-il. Lors d'une suspension d'audience, il a même serré la main de certains des prévenus. "Je pardonne mais je n'excuse pas", poursuit le septuagénaire.

Cinq hommes ont été condamnés à des peines allant de 18 mois à cinq de prison. Un autre a été relaxé.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess