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Faits divers – Justice

Agression sexuelle à l'hôpital de Boulay : le comportement du prévenu altéré par un médicament ?

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Un homme de 78 ans devant le tribunal correctionnel de Metz, ce mercredi, pour des faits d'agression sexuelle et de tentative d'agression sur deux patientes, à l'hôpital de Boulay, au mois d'avril. La défense a demandé une contre-expertise médicale : en cause, un médicament que le prévenu prenait.

Tribunal correctionnel de Metz
Tribunal correctionnel de Metz © Radio France - Rachel Noel

Boulay-Moselle, France

Entre le vieux monsieur en déambulateur à la barre, et les faits qui lui sont reprochés, le contraste est saisissant. Ce jour du mois d'avril, alors qu'il est hospitalisé pour une courte durée à Boulay, il rentre dans les chambres de deux patientes en fin de vie. L'une a 84 ans, l'autre 85, et toutes deux sont alitées. Il en agresse une sexuellement, puis il tente d'arracher les couvertures de l'autre en lui criant des insanités. Elle parvient à se débattre et à le faire fuir.

Un médicament aux nombreux effets secondaires

Sauf que selon la défense, le médecin qui l'a ausculté dans le cadre de l'enquête a omis de lui demander son traitement. Or, cet homme prend de l'oxazépam, un anxiolytique qui peut notamment avoir pour effets secondaires de l'agressivité, de l'agitation, voire des troubles du comportement et une modification de la conscience. D'ailleurs, l'avocate raconte que sa famille ne l'a pas reconnu quand il est revenu à la maison. "Il était comme dopé", disent ses proches. Sa propre femme se plaint de son comportement étrange.

Une contre-expertise demandée par la défense

La défense a donc demandé un délai pour qu'un expert se penche sur son cas, et dise si le médicament a pu provoquer une altération de sa personnalité au moment des faits - en clair, s'il est responsable de ses actes. Une requête que le tribunal a accepté. Le procès est donc renvoyé au 10 décembre prochain. Les deux victimes, elles, sont décédées entre temps, de causes qui n'ont rien à voir avec l'affaire.