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Faits divers – Justice

Agression sexuelle: l'affaire Christophe Arend, dégonflée par le procureur de Sarreguemines

mercredi 29 novembre 2017 à 23:24 Par Antoine Barège, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

Le procureur de Sarreguemines décide de classer sans suite la plainte pour harcèlement et agression sexuelle contre le député LREM Christophe Arend. Cette plainte de l'ancienne directrice de campagne reposait sur "du vent" selon l'avocat de l'élu. La jeune femme se dit elle « abasourdie"

Le député En Marche Christophe Arend
Le député En Marche Christophe Arend © Radio France - Antoine Barège

Forbach, France

L'enquête a été très rapide, 5 semaines depuis le 20 octobre dernier, jour où l'ancienne directrice de campagne du député de Forbach a déposé plainte contre lui pour harcèlement et agression sexuelle. Une enquêtrice du commissariat de Sarreguemines a travaillé à plein temps sur le dossier, elle a procédé à 30 auditions de témoins, elle a épluché les correspondances de Christophe Arend avec son ex-directrice de campagne. Des mails, des SMS, des messages cryptés sur télégram. Suite à son rapport, le procureur de la république de Sarreguemines Jean-Luc Jaeg a décidé de classer la plainte sans suite. Selon lui, la jeune femme de 29 ans a est "incohérente et contradictoire" dans son comportement et ses échanges.

Une plainte qui reposait "sur du vent" - Maître Cohen-Sabban avocat de Christophe Arend.

Christophe Arend garde le silence sur cette affaire depuis le 20 octobre, son avocat estime que "ça n'est pas un soulagement". Maître Bertrand Cohen-Sabban déclarait ce mercredi soir sur France Bleu Lorraine "nous savions que cette plainte reposait sur du vent, qu'il n'y avait rien". Il parle "d'affabulations" de la jeune femme. Le député En Marche qui a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse dès le 20 octobre entend "ne pas laisser cette affaire sans suite" selon son avocat "la plaignante sera citée devant le tribunal correctionnel, nous lui demanderons des dommages et intérêts conséquents et qui seront attribués à une association de vrais victimes cette fois et pas celle pour le compte duquel elle a voulu se faire passer de manière déguelasse"

Maître Bertrand Cohen-Sabban, l'avocat de Christophe Arend

"Je suis abasourdie"

L'ancienne directrice de campagne du député de Forbach maintient ses déclarations malgré la décision du procureur de Sarreguemines. "je suis abasourdie, je n'ai pas de mot" dit la jeune mère de famille "je n'y comprends rien, je n'ai pas vu le dossier"

L'arroseur arrosé?

L'affaire prend désormais un tournure cocasse, selon le procureur de Sarreguemines la plaignante avait un "comportement ambigu". Elle envoyait selon Jean-Luc Jaeg, des textos à caractère sexuel à Christophe Arend. Elle lui faisait "des avances". Des propos confirmés par Maître Cohen-Sabban l'avocat de Christophe Arend "c'est plus que des propositions qu'elle lui a faites, elle a envoyé des centaines de SMS. Des SMS échangés et pas seulement avec Monsieur Arend...avec tout le monde, des SMS à caractère pornographique". Elle aurait justifié ces échanges devant les enquêteurs en parlant "d'humour de camionneur"

L'avocate de la jeune femme, Maître Dominique Boh-Petit va réclamer le dossier pour savoir quelles suites donner à cette affaire. Elle se laisse "*\\*_la possibilité de déposer une nouvelle plainte\, cette fois avec constitution de partie civile, ce qui permet de saisir un juge d'instruction et de demander l'ouverture d'une information judiciaire_".

Christophe Arend qui n'a pas cessé de travailler à l'assemblée nationale et dans sa circonscription, réclame maintenant des excuse de la part de Delphine Batho. La député des Deux Sèvres refusait de siéger dans le groupe d'amitié France-Allemagne à l'assemblée nationale, groupe présidé par le député de Moselle.