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Agression sexuelle sur deux apprenties : le garagiste condamné à deux ans avec sursis

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Par , France Bleu Gironde

Elles avaient 17 ans au moment des faits, il y a deux ans. La première victime a subi des attouchements pendant trois mois avant de changer de patron, l'autre est restée 15 jours. Toutes deux attendaient la fin du procès pour commencer une aide psychologique.

Le palais de justice de Bordeaux
Le palais de justice de Bordeaux © Radio France

En deux ans de thérapie, l'ancien patron a évolué : d'une bêtise avouée, il reconnait avoir fait du mal à ses deux ex-apprenties. Pendant trois mois pour la première, entre décembre 2010 et mars 2011 et pendant 15 jours pour la seconde , en mars dernier. C'est elle qui a porté plainte la première. Ce qui a permis à la première victime de sortir du silence.

"Tu ne crois pas que toi et moi ça peut le faire ?"

Le quinquagénaire, d'un mètre 90, profitait des absences de ses employés et sa femme (qui travaille avec lui) pour toucher les filles. Les caresses sont pressantes, les attouchements sur tout le corps et les parties intimes en essayant des les embrasser.

Pour la première victime, cheveux châtains mi-longs, vêtue d'un pantalon blanc et d'une veste sombre, il est quasiment impossible de répondre aux questions du président de la cour. Au moment des faits, elle était dans une situation de vulnérabilité à cause de problèmes familiaux. Son avocate lui vient en secours, en lisant une lettre que la jeune fille lui a écrite :****

" J'ai manqué de courage. Si j'avais été courageuse, [l'autre victime] n'aurait rien subi."

Un sentiment extrême de culpabilité que le président et la procureure de la République tentent d'apaiser : "Vous avez le courage d'être là, dans la honte. Vous êtes des victimes et vous avez le statut de victimes. Et c'est assez rare que le suspect reconnaisse ses torts dès le début. "

Les jeunes femmes hochent la tête avec une moue montrant leur manque de convictions. Elles qui ont attendu la fin du procès pour se faire suivre psychologiquement.

Le président tentent tout de même de les convaincre : "Il faut maintenant vous faire aider psychologiquement : ça facilite les choses. "

L'ex-patron a suivi une thérapie pendant deux ans et est décrit comme narcissique. "Un homme qui a besoin de voir le monde à travers lui les autres sont considérés comme des fléaux, des objets."

Depuis sa garde à vue et sa mise en examen, l'inspection du travail lui a interdit de reprendre des apprentis.

Il écope de deux ans de prison avec sursis et doit verser des dommages et intérêts à hauteur de 6 600 euros pour la première victime et 4 600 euros pour l'autre. Il est par ailleurs dorénavant inscrit sur le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles, le FIJAIS.

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