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Faits divers – Justice

Agression transphobe à Grenoble, une enquête ouverte

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

La vidéo d'une agression transphobe à Grenoble circule depuis jeudi sur les réseaux sociaux. La police a ouvert une enquête. L'association "le refuge" condamne l'acte mais dénonce aussi le sentiment d'impunité chez les agresseurs, qui semble-t-il n'ont aucun scrupule à se vanter de leurs méfaits.

Image de l'agression filmée à Grenoble
Image de l'agression filmée à Grenoble - Capture d'écran Twitter

Grenoble, France

Une enquête est ouverte depuis vendredi 23 août par la police de Grenoble. Deux hommes, au moins, auraient agressé une personne transgenre à Grenoble, ils ont filmé la scène et l'ont diffusée eux-mêmes sur le réseau social Twitter.

"C'est un homme"

Les faits se sont produits dans la nuit de mercredi à jeudi. Sur les vidéos on voit une jeune femme essayer d'échapper à ses agresseurs. Ces derniers l'insultent car "c'est un homme" disent-ils, et lui courent après en la menaçant. 

Des vidéos signalées sur Twitter

De nombreuses personnes ont signalé ces vidéos sur les réseaux sociaux. Mehdi Aifa, président de l'amicale des jeunes du refuge depuis 2014 a découvert lui-même ces vidéos sur Twitter et a décidé de les diffuser pour dénoncer ces actes.

Sentiment d'impunité

Mais loin de s'excuser, les auteurs des tweets ont alors surenchéri, avec un grand sentiment d'impunité, raconte le militant LGBT : "On voit que ces gens, comme un trophée, diffusent ces vidéos sur les réseaux sociaux. Leurs propres crimes ou délits. Ils sont dans un déni et diffusent sans aucune remord".

"Ces gens diffusent leurs propres méfaits, comme un trophée" Mehdi Aifa

Le maire de Grenoble, Eric Piolle, a lui aussi été interpellé. Il a réagit sur Twitter :

Une municipalité qui avait déjà multiplié par vingt les aides aux associations LGBTI

Emmanuel Carroz, adjoint à l'Égalité des droits de la municipalité, se dit "scandalisé" à la vue de ces images. "C'est incroyable que l'agresseur filme et diffuse l'agression qu'il commet ! Il faut que les pouvoirs publics, je m'inclus dedans, se rendent compte que c'est une priorité, car les actes LGBTphobe augmentent... Alors on doit augmenter nos aides aux associations. A Grenoble, avant 2014, l'aide aux associations LGBTI de la ville était de 1000 euros par an, maintenant on en est à 20 000 euros."

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