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Faits divers – Justice

Agressions de la Saint-Sylvestre : les policiers dénoncent l'attitude du parquet d'Epinal

jeudi 4 janvier 2018 à 16:59 - Mis à jour le vendredi 5 janvier 2018 à 17:35 Par Angeline Demuynck, France Bleu Sud Lorraine

Un syndicat de policiers dénonce "un manque de reconnaissance" et une "provocation" de la part du tribunal d'Epinal. En cause : la remise en liberté de deux agresseurs présumés en attendant leur comparution devant la justice le 18 janvier prochain.

Les policiers dénoncent un manque de considération de la part de la Justice.
Les policiers dénoncent un manque de considération de la part de la Justice. © Radio France - Laurent Watrin

"Une décision incompréhensible et absolument intolérable". Pour Yves Lefebvre, le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police Force ouvrière, le parquet d’Épinal a fait preuve d'un mépris flagrant envers les forces de l'ordre en remettant en liberté deux agresseurs présumés. 

Les faits se sont passés le soir du réveillon de la St-Sylvestre. Comme leurs confrères parisiens, les policiers des Vosges sont, selon le syndicat, "pris à partie et reçoivent une pluie de coups", lors d'une intervention dans une famille fortement alcoolisée. L'un d'eux est sévèrement blessé et bénéficie d'une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours. Présentés en comparution immédiate, les deux agresseurs présumés se voient reconvoqués le 18 janvier prochain et remis en liberté. De quoi exaspérer les forces de l'ordre. Le syndicat dénonce, ironiquement, une décision qui montre "toute la considération qu'ont les magistrats du métier de policier"

Des tribunaux dédiés aux agressions de policiers

"On aimerait qu'il y ait une véritable réponse de la justice en cas d'agression de policiers", s'insurge Stéphane Morisse. "Il nous faut une reconnaissance et des mesures adaptées", complète  le secrétaire du syndicat pour la zone Est. L'Unité SGP police-force ouvrière en appelle à la garde des sceaux et réitère ses propositions : "création de tribunaux criminels chargés de traiter les cas d'agressions de forces de l'ordre et de secours, création d'un pool de magistrats spécialisés, instauration de peines minimales, révocation des sursis pour les auteurs et criminalisation de certaines infractions". 

Ce vendredi, le procureur d’Épinal a réagi à ces propos, il dénonce une "récupération syndicale"