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Faits divers – Justice

Agressions sexuelles à Gragnague : le stagiaire de l'école a volontairement "échappé à la surveillance"

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Après la mise en examen d'un stagiaire de 15 ans pour agressions sexuelles sur des enfants de la maternelle de Gragnague (Haute-Garonne), la directrice académique de l'Education Nationale explique que le jeune homme a "échappé à la surveillance" des tuteurs de l'école.

Elisabeth Laporte, directrice académique des services de l'Education Nationale de Haute-Garonne.
Elisabeth Laporte, directrice académique des services de l'Education Nationale de Haute-Garonne. © Radio France - Mathieu Ferri

Gragnague, France

Le moment est à l'accompagnement des enfants et des parents, après la mise en examen d'un stagiaire de l'école de Gragnague, près de Toulouse. Le jeune homme de 15 ans est soupçonné d'agressions sexuelles sur au moins deux petites filles de 3 ans. Il aurait volontairement esquivé la surveillance du personnel adulte pour s'en prendre aux fillettes, au réveil de la sieste. 

Ce jeudi, Elisabeth Laporte, la directrice académique de l'Education Nationale en Haute-Garonne a participé au conseil d'école. Elle a notamment précisé le dispositif mis en place pour accompagner les victimes et tous les enfants de l'école qui le nécessiteraient. Une nouvelle réunion est organisée ce vendredi soir, à l'école de Gragnague, avec tous les parents d'élèves de l'établissement.

France Bleu Occitanie : Qu'avez-vous dit aux parents d'élèves de Gragnague ?

Elisabeth Laporte : J'ai voulu les rencontrer pour partager avec eux l'émotion que suscite ce type d'événement. La deuxième chose pour moi c'était de m'assurer qu'ils étaient bien informés, et les éclairer sur ce qui relève de l'Education Nationale, ce qui relève de la mairie, et ce qui relève de la Justice.

J'ai voulu aussi leur apporter du soutien sous la forme de la mise en place d'une cellule d'écoute par des psychologues scolaires qui seront à la disposition de tous les enfants de l'école dont les parents le souhaitent. Et j'ai demandé à ce que ces psychologues puissent passer dans toutes les classes de maternelle et élémentaire. Non pas pour raconter, ni dévoiler un certain nombre de choses, mais pour s'assurer que les enfants n'avaient pas de questions, ou pour restaurer une certaine vérité s'ils avaient entendu parler de choses erronées.

"De l'aide concrète, mais aussi prévenir tout risque de traumatisme pour des enfants" 

Ma priorité c'est d'apporter mon soutien à l'ensemble des acteurs : maire, parents, et enseignants qui sont aussi très marqués par cette affaire. Avec de l'aide concrète, mais aussi prévenir tout risque de traumatisme pour des enfants qui serait susceptibles d'être affectés. On est vraiment sur la protection de l'enfance, et de l'enfant quel qu'il soit.

Comment cet adolescent, qui était en stage, a pu se retrouver à moment donné seul avec des enfants ?

Il y a eu un certain nombre de témoignages recueillis par la gendarmerie. La justice fera la lumière sur ce qui a pu se passer. Mais ce qui est sûr, c'est que tous les adultes ont veillé à ce que ce jeune ne soit pas seul au contact des enfants. A un certain moment, il a pu échapper à la surveillance des tuteurs de l'école. Mais tout était bien clair, et tout le monde était conscient de sa responsabilité d'adultes. Il est arrivé quelque chose qui n'aurait pas dû arriver. Mais ce jeune, en l'espace de quelques minutes, a échappé à la surveillance.

"Il est arrivé quelque chose qui n'aurait pas dû arriver. Mais en quelques minutes, il a échappé à la surveillance."

Pour vous, il n'y a pas de faille des services de l'Education Nationale dans cette histoire ?

Il m'est difficile de me prononcer là-dessus. Seule la justice et l'enquête pourra mettre en lumière les responsabilités. Moi, je tiens à souligner la réactivité du directeur d'école, le sens profond des responsabilités de l'ATSEM, et surtout je pense que toute la chaîne a réagi dans les délais nécessaires. Après, il n'est pas question de cacher des choses. Je préfère partager l'information, ce que je sais, mais je ne peux pas en dire plus que ce que je ne sais pas.

Après cette affaire, après celle de Saint-Loup-Cammas, qui y ressemble, que peut-on faire ?

Ecouter la demande des parents, qui sont très demandeurs d'une sensibilisation de leurs enfants sur le respect qu'on doit à leur corps. C'est-à-dire sensibiliser les enfants à être prudents à ce qu'on peut leur demander. Et que leur corps leur appartient et n'appartient qu'à eux seuls.