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Faits divers – Justice

VIDÉO - Agressions sexuelles chez les policiers du Grand Est : le ministre de l'Intérieur dit qu'il ne savait pas

mercredi 13 mars 2019 à 17:54 Par Antoine Barège et David Malle, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Alsace, France Bleu Besançon, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

En marge de sa visite à Besançon, le ministre de l'Intérieur s'est exprimé sur l'affaire qui agite la police en ce moment dans le Grand Est. Il affirme à France Bleu qu'il n'a pas couvert les agissements du médecin chef de la police dans la zone de défense Est accusé d'agressions sexuelles.

Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner était à Besançon ce mercredi
Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner était à Besançon ce mercredi © Maxppp - Arnaud Castagné

Grand Est, France

Au moins neuf plaintes de jeunes policières ont été déposées contre le médecin chef de la police basé à Metz. D'autres témoignages de candidates au concours de gardien de la paix affluent depuis les révélations de France Bleu Lorraine le 7 février. Pour la première fois, le ministre de l'Intérieur, mis en cause par un syndicat de police, s'exprime. 

Christophe Castaner "s'insurge en faux"

Le syndicat de police Vigi avait accusé le ministre de l’Intérieur d’avoir été informé de ces agressions, de les avoir couvertes et d’avoir soutenu des sanctions contre un représentant syndical ayant dénoncé ce médecin. En déplacement à Besançon où il a visité un commissariat de quartier et rencontré des policiers, Christophe Castaner est sorti du silence au micro de France Bleu Besançon. "D'abord ce n'est pas un syndicat de police, c'est un groupe extrêmement minoritaire ensuite je m'insurge en faux" dit le ministre de l'Intérieur "dès que le dossier a été connu, ce professionnel a été immédiatement suspendu. Donc c'est de la diffamation, c'est honteux et ça jette l'opprobre sur l'ensemble de nos forces de sécurité, ça laisse des traces". 

"Une bonne décision" estime Christophe Castaner

Donc Christophe Castaner ne savait pas ?  "Pour être tout à fait honnête je ne connais pas l'ensemble des procédures et le médecin a été relevé de ses fonctions sans même que cela remonte au ministre et c'est normal. Le ministère de l'Intérieur représente 305.000 agents et donc il avait un chef et ce chef a pris la décision de le relever de ses fonctions et c'était une bonne décision"

Le médecin de 63 ans est suspendu de ses fonctions depuis plusieurs semaines, une enquête de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) est en cours et le docteur comparaîtra le 14 mai devant le tribunal correctionnel de Reims.