Faits divers – Justice

Agressions sexuelles sur mineurs à Dijon : un homme de 55 ans condamné à huit ans d'emprisonnement

Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne et France Bleu lundi 11 septembre 2017 à 21:15

Le tribunal correctionnel de Dijon jugeait ce lundi une affaire d'agressions sexuelles sur mineurs
Le tribunal correctionnel de Dijon jugeait ce lundi une affaire d'agressions sexuelles sur mineurs © Radio France - Stéphane Parry

Le tribunal correctionnel de Dijon a condamné un homme de 55 ans à 8 ans d'emprisonnement. Entre le 1er septembre 2015 et le 16 janvier 2016 à la piscine du Carrousel et à Chenôve, le quinquagénaire a pratiqué des attouchements sexuels sur deux adolescents. L'homme récidiviste a reconnu les faits.

Ce 16 janvier 2016 à la piscine du Carrousel, l'homme n'hésite pas à mettre sa main sous le maillot d'un garçon de 8 ans pour lui toucher le sexe sous les yeux effaré du père. Quand les policiers l'interpellent, le quinquagénaire reconnaît les faits. Il reconnaît aussi s'être livré les mois précédents à de multiples attouchements sur le fils d'une pensionnaire d'un foyer dijonnais. C'est le directeur du foyer qui a alerté la police.

On est en présence d'un agresseur qui choisissait ses victimes.

L'homme était connu de la justice pour des faits similaires. "Vous saviez que vous n'aviez pas le droit de dormir dans la même chambre qu'un mineur, et pourtant, vous l'avez fait ; pourquoi", lui demande la présidente ? Réponse de l'intéressé : "je ne sais pas." D'une voix basse, il s'excuse :"je sais que ce n'est pas pardonnable." Il ajoute : "j'avais des pulsions". "Mais quand vous demandez à dormir dans la même chambre qu'un mineur, ce n'est pas une pulsion, c'est prémédité", lui répond la présidente. "Qu'on ne s'y trompe pas, on a affaire à un pédophile", lance l'un des avocats de la partie civile. "Quelqu'un qui n'a jamais demandé à se faire soigner, ni éprouvé beaucoup d'empathie envers ses jeunes victimes" conclut l'avocat d'une des deux jeunes victimes.

Pour Chloé Bonnat, avocate de la partie civile:" il y avait des victimes occasionnelles et des victimes préparées"

Ce procès est aussi celui de la prévention de la récidive

Dans cette affaire, l'homme a déjà été condamné à quatre reprises pour des faits similaires. Deux de ses sursis ont été révoqués. Il est en détention provisoire depuis 17 mois. En mai 2015, quand il sort de prison, il a un travail, mais ça ne dure que trois mois. "Vous aviez toute l'aide pour éviter de recommencer. Pourquoi ne pas l'avoir saisi ? " lui lance la présidente du tribunal. Pas de réponse de l'intéressé. "C'est la 5e fois que vous vous retrouvez devant un tribunal", lui fait remarqué l'avocat d'une des victimes : "mais qu'est-ce qui peut vous arrêter ?" lui lance l'avocate. Réponse : "je ne sais pas ! Jamais, vous ne pensez au mal que vous avez fait subir aux enfants," lui assène une dernière fois l'avocate. Tout le contraire, d'une des jeunes victimes, qui du haut de ses neuf ans témoigne courageusement à la barre : "je n'oublierai jamais le visage de cet homme et tout le mal qu'il a fait à notre famille".

Finalement le tribunal correctionnel de Dijon condamne l'homme à huit ans d'emprisonnement et cinq ans de suivi socio-judiciaire et une obligation de soins.