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Faits divers – Justice

Aïda, défenestrée au Mans : "Marlène Schiappa a dit qu'elle interviendrait mais rien n'a changé"

jeudi 14 mars 2019 à 6:54 - Mis à jour le jeudi 14 mars 2019 à 8:53 Par Julie Le Duff, France Bleu Maine et France Bleu

Début janvier, Marlène Schiappa avait jugé "incompréhensible" le refus d'indemniser totalement une femme du Mans devenue paraplégique après avoir été défenestrée par son compagnon. La Secrétaire d'état était alors "prête à intervenir". Mais rien ou presque n'a bougé depuis.

Selon le fonds de garantie des victimes, Aïda aurait contribué à son préjudice en retournant chez elle. Défenestrée par son compagnon, au Mans, en 2013, elle est aujourd'hui paraplégique
Selon le fonds de garantie des victimes, Aïda aurait contribué à son préjudice en retournant chez elle. Défenestrée par son compagnon, au Mans, en 2013, elle est aujourd'hui paraplégique © Maxppp -

Le Mans, France

[Mis à jour le 14/03 à 8h45 avec la réaction de Marlène Schiappa]

Jugée partiellement responsable de son état, et donc partiellement indemnisée par le Fonds de garantie : l'histoire d'Aïda, cette femme du Mans devenue paraplégique en août 2013 après que son compagnon l'avait jetée par la fenêtre, avait connu un énorme retentissement en janvier, lorsqu'elle avait été révélée par Le Maine Libre. L'affaire avait fait réagir l'élue mancelle Marlène Schiappa, Secrétaire d'état chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations : "Non, une femme n'est jamais responsable des violences subies [...], je suis prête à intervenir personnellement dans ce dossier". Sur Twitter, les mots étaient forts, mais à en croire l'avocat d'Aïda, Matthias Jarry, ils n'ont pas été suivis d'effet.

Pas de réaction du Fonds de garantie avant l'audience en appel

"On est très surpris", indique le conseil d'Aïda à nos confrères de franceinfo, "on a un peu l'impression que le tweet a été lancé dans le battage médiatique et puis derrière on est parti sur autre chose. On espérait avoir derrière une réaction du Fonds de garantie nous disant 'on va retirer notre demande de partage de responsabilité qui n'est pas justifiée'. On espérait ça". 

Une audience en appel reste programmée le 27 mai 2019, pour laquelle le fonds de garantie promet "la neutralité". Mais il rappellera les éléments ayant conduit à la réduction de 25% des provisions d'indemnisation, notamment le fait qu'Aïda soit retournée chez elle, en sachant que son compagnon violent y était

Toujours pas de logement adapté pour Aïda

La seule évolution depuis janvier, c'est le versement de ces provisions réduites (67.500 euros). Mais il n'y a toujours aucune réponse à la demande de logement adapté adressée directement à Marlène Schiappa par Aïda : "Je demande un logement adapté pour que je puisse circuler chez moi en fauteuil. Je suis un peu surprise par son silence. Elle a dit qu'elle interviendrait mais depuis ce jour-là, il n'y a eu aucun changement dans ma vie". 

Dans son tweet du 3 janvier, la secrétaire d'Etat disait également adresser "ce jour" un courrier à toutes les compagnies d'assurance et institutions concernées. Près de deux mois plus tard, les assureurs ont dit à franceinfo qu'ils attendaient toujours. Marlène Schiappa a réagi ce jeudi via Twitter : "Titre accrocheur mais contenu erroné.  J’ai bien reçu au ministère la fédération des assurances sur ce cas. Contacts pris, soutien officiel, dossier suivi /c bailleur. Tous engagements respectés.  Instrumentalisation incorrecte. Ne vous ai pas répondu hier car suis à l’ONU". 

Dans un message à France Bleu Maine, Marlène Schiappa indique enfin concernant la demande de logement adressée par Aïda : "Les délais sont normaux. Mon cabinet a contacté l'avocat d'Aïda par ailleurs".