Faits divers – Justice

Ain : trois enfants meurent dans l'incendie d'un pavillon

Par Marina Cabiten, France Bleu mardi 15 juillet 2014 à 14:44

Le pavillon et son ossature en bois, ravagés par les flammes
Le pavillon et son ossature en bois, ravagés par les flammes © MaxPPP

Un garçon de 16 ans et deux filles de 8 et 11 ans sont morts dans la nuit de lundi à mardi dans l'incendie qui a entièrement détruit le pavillon familial à Saint-Just dans l'Ain. Leurs parents et un quatrième enfant ont survécu.

Il ne reste rien ou presque du pavillon familial à l'ossature en bois où vivait cette famille de l'Ain. Trois de leurs enfants sont morts dans l'incendie, dans la nuit de lundi à mardi : un garçon de 16 ans et deux filles de 8 et 11 ans qui dormaient à l'étage. Leurs parents qui dormaient eux au rez-de-chaussée ont pu échapper aux flammes. De même qu'un quatrième enfant, une adolescente de 14 ans, qui passait la nuit chez un voisin.

"Impossible de faire quoi que ce soit"

Selon le colonel des pompiers Philippe Pathoux, le père de famille a tenté de monter au premier étage pour secourir ses enfants, "mais il était impossible de faire quoi que ce soit" . L'incendie s'est déclaré vers 04h00 du matin. "La température au rez-de chaussée a atteint les 400 degrés" et le père de famille "s'est brûlé gravement aux bras avant d'être évacué vers l'hôpital par les services de secours" . Ses jours ne sont pas en danger.   

Une enquête est ouverte pour déterminer les causes du drame. "On privilégie pour l'instant une cause accidentelle dans l'attente de vérifications plus approfondies" , a précisé le parquet. Aucun élément n'était disponible en début d'après-midi sur les causes de la mort des trois jeunes victimes. 

"Comme en plein jour"

"C'est une maison avec une ossature en bois, ça a brûlé très vite" , a indiqué le maire, Jean Pichet. "On voyait comme en plein jour" a ajouté le maire, en précisant que "ce sont les voisins qui ont appelé les secours" . "C'est une émotion qu'on ne peut pas décrire. C'est atroce. Je ne sais pas comment la commune va vivre ce drame" , a témoigné M. Pichet, qui habite à quelques centaines de mètres du lieu de l'incendie.