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Air France : le procès de "la chemise arrachée" renvoyé en septembre

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Cinq adhérents de la CGT devaient être jugés vendredi pour l'épisode de la "chemise arrachée" du DRH d'Air France devant le tribunal de Bobigny. Mais le procès a été renvoyé en septembre, car la défense avait fait une demande en ce sens.

Le DRH d'Air France s'était fait arracher sa chemise lors d'un CCE.
Le DRH d'Air France s'était fait arracher sa chemise lors d'un CCE. © Reuters

Les images du DRH d'Air France torse nu avaient fait le tour du monde, après le CCE qui avait dégénéré le 5 octobre dernier à Roissy. Ce vendredi s'ouvrait à Bobigny le procès de cette affaire de "la chemise arrachée". Seize salariés d'Air France au total sont convoqués devant le tribunal correctionnel : cinq pour "violences en réunion", qui encourent jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, et onze pour "dégradations". Saisie d'une demande de renvoi par les avocats de la défense des prévenus, la cour a cependant décidé de renvoyer l'affaire aux 27 et 28 septembre.

Des responsabilités à déterminer

Après avoir forcé le portail d'entrée, des mécontents avaient envahi le comité central d'entreprise au siège d'Air France. Certains s'en étaient pris physiquement à deux responsables de la société et aux vigiles qui avaient tenté de les protéger. Sous les cris de "à poil, à poil" et "démission", le directeur des ressources humaines Xavier Broseta s'était retrouvé torse nu, chemise en lambeaux. En tout, sept personnes avaient été molestées.

Qui a arraché la chemise du DRH ? Est-ce un ou plusieurs salariés ? Ou un vigile qui a tenté de l'exfiltrer ? Ces questions sont au cœur du procès qui oppose des salariés d'une même entreprise.

Soutien aux salariés lors de l'audience

Devant le tribunal, une large intersyndicale rassemblant des syndicats de pilotes, d'hôtesses et stewards ainsi que de personnels au sol avait appellé à se rassembler dès le début de l'audience à 9h. Un "gros dispositif" policier était prévu autour du palais de justice de Bobigny dont le parvis doit rester inaccessible aux manifestants. Les syndicats CGT, FO ainsi que SUD-aérien et Alter appellent également à cesser le travail à Air France vendredi mais, selon des sources aéroportuaires, le mouvement devrait être peu suivi.

L'intersyndicale revendique "l'arrêt des poursuites judiciaires", le "retrait des procédures de sanction à l'encontre des salariés Sol et Pilotes" et "la réintégration des quatre collègues licenciés". Quant au cinquième salarié mis à pied, elle demande que le gouvernement valide l'avis de l'inspectrice du travail annulant son licenciement. La ministre du Travail Myriam El Khomri doit se prononcer d'ici le 3 juin sur le cas de ce délégué du personnel CGT qui a été réintégré.

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