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Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Albertville : des écoliers âgés de dix ans arrêtés pour apologie du terrorisme

Quatre élèves de CM2 d’une école d’Albertville ont été arrêtés jeudi matin à leur domicile. Après la minute de silence en hommage à Samuel Paty, le 2 novembre, ils ont approuvé le sort fait au professeur de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et menacé un enseignant de l'école.

Les quatre écoliers albertvillois ont été arrêtés jeudi à leur domicile
Les quatre écoliers albertvillois ont été arrêtés jeudi à leur domicile © Maxppp - François Ventéjou

Quatre jeunes de l’école Louis Pasteur du quartier de la Contamine à Albertville ont été entendus pendant neuf heures, jeudi, par les enquêteurs. Ils ont tenu des propos qui relèvent de l’apologie du terrorisme. Lundi 2 novembre, à l’issue de la minute de silence, en hommage à Samuel Paty, tué d’un coup de couteau par un terroriste pour avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet, à Conflans-Sainte-Honorine, ces écoliers ont participé à un temps pédagogique sur la liberté d'expression. C’est à ce moment-là qu’ils auraient approuvé cet acte, en menaçant un enseignant. 

"Le terroriste a bien fait de faire ce qu’il a fait"

Le procureur de la république de Chambéry, Pierre-Yves Michau, rapporte que des propos choquants ont été tenus, "le terroriste a bien fait de faire ce qu'il a fait. Toi aussi tu vas mourir". Suite à ces échanges, un enseignant de l’école a reçu un bout de papier avec cette inscription « T mort ». Pour l’instant, le lien n’a pas été établi entre cette missive et les quatre jeunes arrêtés. 

Les suites judiciaires

Les quatre élèves, trois garçons et une fille, ont été entendus pendant plusieurs heures. La jeune fille a été mise hors de cause. Les garçons ont reconnu avoir tenu ces propos, ils se sont excusés, selon le procureur. Un suivi éducatif de ces enfants a été demandé, en lien avec le conseil départemental. 

Les familles des écoliers sont musulmanes, mais pas radicalisées, insiste le procureur de la République qui précise qu’il y aura également des poursuites au pénal, pour demander des mesures de réparation. Cela pourrait déboucher sur un rappel à la loi et des actions concrètes telles qu’une lettre d’excuse ou une réflexion sur la notion de respect et de violence verbale. Des faits similaires se sont produits au collège Jean Jacques Gallay, à Scionzier. Un garçon de 12 ans et une jeune fille de 13 ans ont menacé  de mort une enseignante. Ils devront effectuer un stage de citoyenneté. 

Le ministère de l'Intérieur se justifie

Selon le ministère de l'Intérieur, qui s'est senti obligé de communiquer sur cette affaire devant les réactions qu'elle a suscité, "les policiers n'ont pas fait un usage excessif de la force" en arrêtant des enfants de dix ans. "Ils ont agi dans le cadre légal", indique une porte-parole dans une vidéo publié sur Twitter "et ils continueront à le faire pour chaque suspicion de faits d'apologie du terrorisme".

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