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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Anne-Cécile Pinel

Albertville : les familles de disparus demandent de vraies enquêtes

vendredi 15 juin 2018 à 17:27 Par Nelly Assénat et Camille André, France Bleu Pays de Savoie

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées vendredi après-midi à Albertville (Savoie) à l'appel de la famille d'Anne-Cécile Pinel, disparue en 2014 en Croatie avant d'être retrouvée morte cette année. Ces familles de personnes disparues estiment que les enquêtes ne sont pas assez fouillées.

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées
Une quarantaine de personnes se sont rassemblées © Radio France - Camille André

Albertville, France

Il y avait une quarantaine de personnes ce vendredi après-midi à Albertville en Savoie pour la marche de soutien aux personnes portées disparues à l'initiative de la famille d'Anne-Cécile Pinel, la jeune femme savoyarde disparue en Croatie en 2014 et dont le corps a été retrouvé en début d'année 2018.  

Parmi ceux qui ont fait le déplacement se trouvaient des proches de Jean-Christophe Morin et d'Ahmed Hamadou disparus au fort de Tamié en Savoie en 2011 et 2012 après un festival de musique électronique. D'autres personnes portaient aussi des tee-shirt Maëlys.

L'impression d'une justice à deux vitesses

Toutes ces familles réclament de vraies enquêtes pour leurs proches disparus. Elles ont l'impression que les victimes ont été traitées comme des citoyens de seconde zone parce qu'elles se sont évaporées pendant des festivals de musique. 

"Notre fille, comme les deux disparus de Tamié, fréquentait des festivals électro-rock, explique Michel Pinel le père d'Anne-Cécile, la justice a très vite fait de catégoriser ces gens-là comme consommateurs de drogues. Donc toxicomanes. Donc des personnes qui ne valent rien."

Farida Hamadou, la soeur d'Ahmed confie une impression similaire: "Mon frère a été présenté comme un marginal, alors que ce n'était pas le cas. Il avait un appartement, vivait comme tout le monde". Aujourd'hui cette femme se dit révoltée: "L'enquête a été bâclée, estime-t-elle, il aurait fallu faire plus de recherches et questionner les témoins qui se trouvaient là-haut. Mais encore aujourd'hui, tout n'est pas fait". 

La justice et la police nous ont abandonnés

Après avoir défilé dans les rues d'Albertville, les familles ont rencontré le sous-préfet. Elles souhaitaient interpeller l'Etat et réclamer des interlocuteurs. Elles se disent prêtes à se réunir de nouveau si elles n'obtiennent pas la certitude que la justice reste mobilisée sur leurs affaires.

"l'Etat et les forces de l'ordre n'ont pas mis en oeuvre les moyens que tout citoyen est en droit d'attendre", estime Adeline Morin, la soeur de Jean-Christophe. "Dans le cas de mon frère,  il y a eu des moyens techniques, reconnait-elle. Ils ont fait venir les chiens et un hélicoptère, mais seulement pour rechercher un cadavre. Parallèlement il n'y a pas eu d'enquête. Aucun juge d'instruction n'a été nommé à l'époque. Pourquoi? S'interroge-t-elle. 

Les familles des disparus du fort de Tamié lancent un appel à témoins

Aujourd'hui Adeline Morin souligne que les téléphones portables de son frère n'ont toujours pas été analysés par les enquêteurs, même si un juge d'instruction a été nommé récemment, afin d'étudier la piste Nordahl Lelandais. Les familles des disparus du fort de Tamié ont  lancé eux-mêmes un appel à témoins afin de récupérer photos et vidéos des soirées pendant lesquelles leurs proches ont disparu. 

Si vous pensez avoir des informations susceptibles de les intéresser, vous pouvez les contacter sur cette adresse mail : disparusdufort@gmail.com

À LIRE VIDÉO - Nordhal Lelandais a-t-il eu des contacts avec les deux disparus de Tamié ?