Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice

Alexandre Benalla conteste avoir menti sur ses passeports diplomatiques

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, est à nouveau auditionné lundi par les sénateurs qui enquêtent sur des dysfonctionnements survenus après son licenciement l'été dernier. Les parlementaires s'interrogent sur une utilisation abusive de passeports et des voyages en Afrique.

Alexandre Benalla auditionné pour la seconde fois par la commission d'enquête sénatoriale le 21 janvier 2019
Alexandre Benalla auditionné pour la seconde fois par la commission d'enquête sénatoriale le 21 janvier 2019 © AFP - Alain JOCARD

Bis repetita. Entendu une première fois par une commission d'enquête sénatoriale créée cet été après sa mise en examen pour des violences sur des manifestants le 1er mai, Alexandre Benalla est à nouveau soumis aux questions des parlementaires depuis 14h00 ce lundi. À l'origine de ces nouvelles auditions, des révélations du journal Le Monde et de Médiapart. La commission d'enquête du Sénat s'interroge sur la façon dont l'ex-collaborateur de l'Elysée a pu obtenir et utiliser des passeports diplomatiques et de service, pour se rendre en Afrique notamment, après son licenciement. Une enquête a été ouverte le 29 décembre. 

"Je n'ai pas menti"

"Je vous le réaffirme solennellement (...), je ne vous ai pas menti le 19 septembre lorsque je vous ai dit que mes passeports étaient à l'Élysée, et encore une fois, je fais confiance à la justice (...) qui fait émerger un certain nombre de vérités sur des mensonges, des rumeurs, des contrevérités qui ont été développées ici ou là", a déclaré Alexandre Benalla à l'ouverture de son audition.

Il a toutefois reconnu avoir commis "un certain nombre d'erreurs", évoquant une "situation professionnelle et personnelle assez troublée". "J'ai commis un certain nombre d'erreurs, des erreurs que j'ai reconnues volontiers auprès de mes proches, auprès de mon entourage, et que je reconnais publiquement devant vous, et je l'ai fait également devant la justice", a dit l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, qui a estimé avoir subi un "lynchage en règle".

Pas de réponse au sujet des passeports

Interrogé à plusieurs reprises sur ses passeports, Alexandre Benalla s'est retranché derrière l'instruction judiciaire en cours, suscitant l'agacement et la mise en garde des parlementaires. Le président de la commission, Philippe Bas (LR), a notamment rappelé que refuser de déposer devant une commission d'enquête était "passible de deux ans d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende". Quant au co-rapporteur, Jean-Pierre Sueur (PS), il a estimé que le silence de l'ex-collaborateur de l'Elysée entretenait "le soupçon".

Alexandre Benalla a reconnu avoir utilisé ses passeports "23 fois" après son licenciement de l'Elysée, entre le 1er août et le 31 décembre. Il a assuré avoir restitué les passeports diplomatiques "à la demande de la présidence de la République et du ministère des Affaires étrangères (...) dans le courant du mois d'août 2018". Ils lui auraient "été rendus à nouveau début octobre 2018 (...) avec un certain nombre d'éléments personnels un chéquier, une paire de clés, etc". 

Sur ses déplacements et voyages, l'ancien chargé de mission a affirmé avoir "avisé des personnes de l'ensemble de ses déplacements à l'étranger". Il a refusé de donner des noms ou des fonctions évoquant "des membres de la présidence de la République". Ces voyages à l'étranger n'avaient "aucun rapport" avec ses précédentes fonctions à l'Elysée, a-t-il assuré.

"Je ne détiens aucun secret sur qui que ce soit"

Alexandre Benalla a également affirmé qu'il n'exerçait "aucun chantage" et ne détenait "aucun secret sur qui que ce soit" réfutant être protégé par l'Elysée. "Je ne détiens aucun secret. Aucun secret sur qui que ce soit. Je ne fais aucun chantage. J'essaie d'expliquer un certain nombre de dysfonctionnements (...) mais il ne faut pas en déduire que tout ça est dû (...) à un secret que je détiendrais", a affirmé l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron.

À l'issue de l'audition, le président de commission sénatorial a estimé qu'il y avait "beaucoup d'invraisemblances" et de "contradictions" dans le dossier. La question d'une éventuelle "protection" de l'ex-collaborateur de l'Elysée n'était pas "totalement résolue" a-t-il déclaré.

Alexandre Benalla a été mis en examen pour usage de titre administratif non autorisé. Il a été placé sous le statut de témoin assisté pour faux et usage de faux.

  - Visactu
© Visactu
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu