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Faits divers - Justice

Alexandre Benalla et Vincent Crase remis en liberté

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Alexandre Benalla a été remis en liberté sous contrôle judiciaire ce mardi. Tout comme Vincent Crase. Les deux hommes avaient été placés en détention provisoire le 20 février dernier, pour avoir violé un premier contrôle judiciaire.

 Alexandre Benalla à la sortie de la prison de la Santé à Paris, le 26 février 2019
Alexandre Benalla à la sortie de la prison de la Santé à Paris, le 26 février 2019 © AFP - JACQUES DEMARTHON

Alexandre Benalla et Vincent Crase ont obtenu leur remise en liberté ce mardi. L'ex-collaborateur de l'Élysée a quitté la prison parisienne de la Santé en se disant "heureux et soulagé" ce mardi soir. Les deux hommes, mis en examen dans l'enquête sur les violences commises en marge du défilé du 1er mai à Paris, avaient été placés en détention provisoire le 20 février pour avoir violé leur contrôle judiciaire.

La cour d'appel de Paris a "infirmé l'ordonnance de révocation du contrôle judiciaire et de placement en détention provisoire" de l'ex-collaborateur du président Emmanuel Macron et de l'ex-salarié de la  République en marche. "Les mesures du contrôle judiciaire des mis en  examen reprennent leurs effets", a précisé le parquet général dans un communiqué. Un contrôle judiciaire qui interdit notamment aux deux hommes d'entrer en contact.

Des enregistrements contestés par la défense

Or c'était justement ce qui avait provoqué leur convocation par les juges. Le site d'informations de Mediapart avait en effet publié le 31 janvier des enregistrements clandestins d'une conversation datant de fin juillet dans lesquels on entend l'ancien chargé de mission communiquer avec Vincent Crase, lui aussi mis en cause dans les violences du 1er mai, alors qu'il leur était interdit d'entrer en contact.

Les avocats des deux hommes contestaient la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon eux ni d'écoutes judiciaires, ni d'écoutes administratives. La défense d'Alexandre Benalla a par ailleurs déposé une plainte le 14 février pour "détention illicite d'appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions", "atteinte à l'intimité de la vie privée", "atteinte à la représentation de la personne" et "faux". Vincent Crase a lui aussi porté plainte.

Le parquet de Paris a chargé début février la Brigade criminelle d'une enquête pour identifier les conditions et l'origine de ces mystérieux enregistrements.

Dans cette affaire, une première demande de remise en liberté, via une procédure d'urgence appelée référé-liberté, avait été rejetée le 22 février par le président de la chambre de l'instruction.

De multiples mises en cause

Depuis sept mois, l'affaire Benalla. En janvier, Alexandre Benalla a de nouveau été mis en examen pour utilisation abusive de passeports diplomatiques après son licenciement. Puis, le 7 février, le Parquet national financier a confirmé l'existence d'une enquête sur un contrat signé entre Vincent Crase et un sulfureux oligarque russe, dans lequel l'ancien conseiller du président Macron aurait joué le rôle d'intermédiaire.

Mi-février encore, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaireafin de déterminer s'il y a pu avoir des _"dissimulations de preuves"dans le cadre des différentes procédures visant l'ancien chargé de mission de l'Elysée et son entourage. La semaine dernière, la commission d'enquête sénatoriale mise sur pied l'été dernier a, elle, rendu ses conclusions et notamment demandé au président de la Chambre haute [de saisir le parquet pour "faux témoignage"_](https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/la-commission-d-enquete-du-senat-demande-des-poursuites-pour-faux-temoignage-contre-alexandre-1550658306), soupçonnant Alexandre Benalla et Vincent Crase d'avoir menti sous serment.

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