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Alexandre Dainotti condamné à 30 ans de réclusion pour l’assassinat du chef de la police de Rodez

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie

La cour d’Assises de l’Aveyron a rendu son verdict. Elle vient de condamner Alexandre Dainotti à 30 ans de réclusion pour l’assassinat de Pascal Filoé. Le chef de la police municipale de Rodez avait été tué de neuf coups de couteau en 2018 en représailles à la saisie du chien de l'accusé.

Les avocats de la partie-civile ont insisté sur l'absence de remord d'Alexandre Dainotti.
Les avocats de la partie-civile ont insisté sur l'absence de remord d'Alexandre Dainotti. © Radio France - SM

Après une semaine de procès éprouvante avec près de 30 témoins, une dizaine d’experts, des témoignages de collègues dévastés et la présence d’une famille digne et soudée, la cour d’assises de l’Aveyron a rendu son verdict ce vendredi : Alexandre Dainotti a été condamné à 30 ans de réclusion avec une période de sûreté de 20 ans. Le Ministère public avait demandé 30 ans de réclusion, avec 20 ans de sûreté, une obligation de suivi et l’interdiction de se trouver en Aveyron. 

L’homme de 41 ans, né en Belgique et qui a grandi en Provence, a tout au long du procès dit qu’il ne regrettait pas son geste. Il a aussi expliqué qu’il ne voulait pas tuer Pascal Filoé mais le blesser, le "balafrer".  Une explication assez peu convaincante, car le propriétaire du chien a menacé de mort à plusieurs reprises la victime avant de passer à l'acte. 

Pendant une heure, le conseil de l'accusé a mis en avant la solitude mais aussi les pathologies psychiques d’Alexandre Dainotti. "Un homme tellement seul que personne n’est venu le voir pendant ces cinq jours de procès" a dit Me Maïlys Larmet. 

À la fin de son réquisitoire, l’avocat général a répété les mots d’Édouard Phillippe, présent aux funérailles nationales de Pascal Filoé à Rodez. Le Premier ministre était venu rendre hommage au fonctionnaire à Rodez le 3 octobre 2018. Il avait parlé d’une mort "incompréhensible, injustifiable, inexcusable".

"On peut enfin reprendre nos vies"

La femme de Pascal Filoé, Florence, attendait ce verdict. "C'est un gros soulagement, la pression retombe. Le verdict me va très bien" témoigne cette mère de famille au micro de France Bleu Occitanie. "La première chose que m'a dit ma fille aînée : on va pouvoir reprendre nos vies. Et je trouve que ça résume tout".

Notre vie est en apnée depuis un peu plus de deux ans et j'ai retrouvé mon souffle quand j'ai entendu le mot "coupable" et cela me suffit. Je trouve que son avocate (celle de l'accusé) a fait une belle plaidoirie, il n'a jamais connu l'amitié ni l'amour. Et j'ai encore espoir qu'il puisse apprendre des choses de la vie". 

Florence Filoé entouré de son père et de son frère après le verdict.
Florence Filoé entouré de son père et de son frère après le verdict. © Radio France - Sandrine Morin
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