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Faits divers – Justice

Algues vertes : la famille du joggeur mort à Hillion saisit le tribunal administratif

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

La famille du joggeur mort en septembre 2016 à Hillion, au milieu d'algues vertes en putréfaction, saisit le tribunal administratif de Rennes. Le recours sera déposé ce jeudi pour faire reconnaître la responsabilité de l'Etat et des collectivités locales dans la mort du quinquagénaire.

Le corps du joggeur a été retrouvé dans la vasière à l'embouchure du Gouessant
Le corps du joggeur a été retrouvé dans la vasière à l'embouchure du Gouessant © Radio France - Johan Moison

Hillion, France

La famille du joggeur estime que l'état, la commune d'Hillion et l'agglomération de Saint-Brieuc ont commis des fautes. Elle réclame la reconnaissance de leurs responsabilité devant le tribunal administratif de Rennes. "Nous avons aujourd'hui de nombreux éléments qui nous permettent de déposer ce recours" explique l'avocat de la famille, Maître François Lafforgue. Le 8 septembre 2016, le joggeur est retrouvé mort dans une vasière où se décomposaient des algues vertes. C'était à Hillion dans les Côtes d'Armor. Classée sans suite par le procureur de la république de Saint-Brieuc en 2017, l'affaire rebondit près de trois ans plus tard. 

Pas de panneaux signalant la zone dangereuse

La veuve et les enfants de ce sportif de haut niveau, âgé de 50 ans, estiment que les autorités n'ont jamais pris les mesures nécessaires pour endiguer le phénomène des algues vertes. Elle évoque aussi l'absence de panneaux interdisant la pratique sportive dans ce secteur à l'embouchure du Gouessant, alors même que depuis 2011, cette vasière est connue pour être dangereuse. "Il y a eu des panneaux pendant un certain temps, puis, les élus suivants n'ont pas ré-installé de signalisation. Il n'y en avait pas en septembre 2016 " explique l'avocat de la famille du joggeur. 

"Les algues vertes sont à l'origine du décès du joggeur" Maître Lafforgue

Le parquet de Saint-Brieuc a classé l'affaire sans suite après avoir fait exhumé le corps du joggeur afin de pratiquer une autopsie plusieurs jours après le décès. "une autopsie bien trop tardive" estime l'avocat de la famille pour qui le lien entre la mort du joggeur et la présence d'algues vertes en putréfaction ne fait pas de doutes "le joggeur n'avait aucune pathologie pré-existante, il s'entraînait régulièrement pour participer à des trails. A l'endroit où il est décédé, il y avait de l'hydrogène sulfuré provoqué par les algues en putréfaction". L'avocat ajoute également que le jour du décès "des pompiers venus sur place pour sortir le corps de la vasière, ont ensuite été pris de malaise". Tous ces indices sont concordants estime l'avocat. Au nom de la famille, il dépose donc un recours en justice ce jeudi 17 juillet et réclame 600.000 euros pour le préjudice subi.