Faits divers – Justice

Allier : le crâne retrouvé dans la forêt de Diou est bien celui d'Alexis Voyer

Par Eric Le Bihan, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu mardi 8 novembre 2016 à 15:40

Alexis Voyer s'est suicidé peu de temps après sa fugue
Alexis Voyer s'est suicidé peu de temps après sa fugue - - (c) page Facebook - Alexis Voyer

Les derniers éléments d'enquête accréditent la thèse du suicide de l'adolescent, porté disparu depuis le 21 avril dernier à Dompierre-sur-Besbre dans l'Allier. Il aurait mis fin à ses jours peu de temps après sa fugue.

Alexis Voyer avait expliqué les raisons de sa fugue et son envie d'en finir dans un courrier. L'adolescent, qui devait fêter ses 16 ans, 7 jours après sa disparition le 21 avril dernier, a mis ses menaces à exécution dans une forêt isolée de Diou, à proximité du domicile familial à Dompierre-sur-Besbre. Le vélo de son frère qu'il a pris pour fuir et sa carté d'identité ont été retrouvés sur les lieux du drame.

Les investigations scientifiques confirment le suicide

Ce sont des chasseurs qui ont fait la macabre découverte le 29 octobre dernier. Les premiers éléments recueillis sur place par les gendarmes laissaient peu de doute sur l'identité de la victime. Alexis Voyer a certainement mis fin à ses jours. L'hypothèse d'un décès par pendaison est la plus plausible, mais elle n'est pas prouvée scientifiquement. Il est probable qu'Alexis se soit donné la mort peu de temps après sa fugue, le 21 avril dernier. Six mois interminables sont passés et seul son crâne a été retrouvé par les enquêteurs. Le reste de sa dépouille ayant été vraisemblablement "emporté" par des animaux. Le parquet de Moulins attend désormais le résultat du prélèvement ADN pratiqué sur une dent pour clore définitivement ce triste dossier. L'histoire d'un adolescent qui ne supportait plus de vivre.

Jusqu'au dernier moment, la famille d'Alexis Voyer a espéré le retrouver en vie. Depuis six mois, sa présence avait été signalée à Moulins, à Paris ou encore dans le Puy-de-Dôme. De récents témoignages de bonne foi avaient orienté les recherches à Clermont-Ferrand et dans son agglomération. Il ne s'agissait donc que d'adolescents lui ressemblant. Depuis 10 jours, l'espoir a laissé place au chagrin.