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Faits divers – Justice

Allier : quand les pompes funèbres se trompent de corps

dimanche 14 avril 2019 à 22:11 Par Mickaël Chailloux, France Bleu et France Bleu Pays d'Auvergne

Odette Brun est décédée à l'âge de 81 ans en janvier dernier à l'hôpital privé Saint-François de Désertines Les obsèques ont eu lieu dans un contexte bien éprouvant pour la famille. Les pompes funèbres ont rapatrié le mauvais corps. Une plainte a été déposée.

Au lieu d'un pantalon couleur vert-marron, le corps était vêtu d'une robe rouge
Au lieu d'un pantalon couleur vert-marron, le corps était vêtu d'une robe rouge © Maxppp - Franck Dubray

Desertines, France

François Brun est en colère. Sa mère, Odette, âgée de 81 ans, meurt le 17 janvier dernier à l’hôpital privé Saint-François, à Désertines (Allier). La famille doit organiser les obsèques. Ils font appel aux Pompes Funèbres Générales. L'entreprise spécialisée doit se charger des détails de la cérémonie d'obsèques dont les habits du défunt. 

Le corps doit être rapatrié de l'hôpital  jusqu'à chez elle, à Saint-Victor. Le lendemain, les transporteurs de la société TSM (Transports sanitaires Montluçon), mandatés par l'entreprise Pompes Funèbres Générales, se chargent de ramener la défunte à sa dernière demeure. Lorsque le corbillard arrive, François, accompagné par son frère, aide les transporteurs à déplacer le corps, protégé par une housse, sur le lit. 

Lorsque les deux frères ouvrent la housse, ils se rendent compte "qu'elle n'était pas habillée comme elle souhaitait. Elle avait une robe rouge vif en lieu et place d'un pantalon." François Brun demande alors aux transporteurs pourquoi ils n'ont pas habillé le corps comme ils le devaient. "Notre regard se dirige alors vers le haut du corps. Et on constate que ce n'était pas notre mère, Odette Brun" raconte François. 

Une plainte déposée 

Les transporteurs se chargent alors de récupérer le bon corps. Les obsèques sont bien célébrées le 21 janvier. Deux jours plus tard, François Brun porte plainte auprès de la gendarmerie de Saint-Pourçain-sur-Sioule, contre l'hôpital privé Saint-François de Désertines et les Pompes Funèbres Générales. En colère, il demande "des explications, des éclaircissements et des excuses". Il réclame aussi à ce que la famille de l'autre corps soit avertie de ce qu'il s'est passé. Le parquet de Montluçon a été saisi. 

"Imaginez que nous soyons partis régler d'autres problèmes en rapport avec le décès de notre mère. On serait rentré et on aurait vu cette pauvre femme. Pendant ce temps, notre mère se serait faite incinérer quelque part. De nos jours, ça ne peut pas arriver..."  explique François Brun 

À l’hôpital privé, le directeur estime que le process qui a conduit le corps d'Odette de sa chambre d'hôpital à la chambre mortuaire a été respecté avec sérieux et déplore "une erreur désagréable". Sollicitées, les Pompes Funèbres Générales n’étaient pas joignables ce dimanche.