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Faits divers – Justice

Les habitants de Mane en ont assez des sangliers

jeudi 10 mai 2018 à 19:45 Par Marion Aquilina, France Bleu Provence

Depuis trois ans, plusieurs habitants de Mane (Alpes-de-Haute-Provence) voient leurs jardins ravagés par les sangliers. L'un d'eux, Alain Riemann, a prévenu le maire, le préfet et il a écrit au président de la République.

Alain et Michèle Riemann doivent réinstaller la vigne et les poteaux quasi quotidiennement après le passage des sangliers à Mane
Alain et Michèle Riemann doivent réinstaller la vigne et les poteaux quasi quotidiennement après le passage des sangliers à Mane © Radio France - Marion Aquilina

Mane, France

Les habitants de Mane, un village des Alpes-de-Haute-Provence, finissent par voir des sangliers partout. Un Manarain, Alain Riemann, en est même venu à écrire à Emmanuel Macron en mars 2018 parce qu'il ne sait pas comment se débarrasser des sangliers qui viennent dans son jardin. Avant cela, il a contacté le maire puis le préfet. Cela fait quatre ans que la cohabitation dure mais aujourd'hui elle tourne au cauchemar.

Des colocataires indésirables. C'est comme cela qu'Alain Riemann appelle les sangliers : "On n'est plus chez nous, on est chez eux. On les voit passer, on les voit s'enfuir, on essaie de les empêcher de venir sur notre terrain, mais il n'y a rien à faire !" Et le pire pour Alain Riemann, ce sont les dégâts dans son jardin : "Ils adorent les bulbes de tulipe. Vous en plantez 100, dans la nuit ils en mangent la moitié !"

Le maire de Mane, Jacques Depieds, estime que les députés devraient se saisir du sujet : "On n'arrive pas à faire baisser la population de sangliers qui progresse. Quel que soit le nombre de bêtes abattues en période de chasse ou hors période de chasse, on n'arrive pas à endiguer ce fléau."

Quels recours et auprès de qui ?

Dans un premier temps, il est recommandé d'installer un grillage ou une clôture électrique pour limiter le plus possible les dégâts. Ensuite, il est conseillé d'appeler la direction départementale des territoires pour les avertir de la situation. À ce moment là, les services peuvent décider de solliciter un lieutenant de louveterie qui pourra organiser une battue avec les chasseurs du secteur. 

La Fédération de chasse des Alpes-de-Haute-Provence explique qu'en général, les battues sont exécutées quand des champs sont ravagés, pas tellement pour des jardins. Selon la fédération, seuls les agriculteurs peuvent être indemnisés en cas de dégâts. Alain Riemann, à Mane, peut garder espoir : des battues sont réalisées régulièrement. Une des dernières a eu lieu à Gréoux-les-Bains.

Alain Riemann montre les parties de terrain ravagées par les sangliers près de chez lui, à Mane - Radio France
Alain Riemann montre les parties de terrain ravagées par les sangliers près de chez lui, à Mane © Radio France - Marion Aquilina