Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Saint Vaury : les camarades de lycée d'Ambrikela se mobilisent contre son expulsion

-
Par , France Bleu Creuse, France Bleu Limousin

Ambrikela Gjoni est en seconde au lycée professionnel de Saint-Vaury. Elle et sa famille sont dans l'obligation de quitter le territoire français. Les camarades de classe de la jeune fille lancent une pétition pour qu'elle puisse continuer ses études en France.

Ambrikela est en seconde dans la section métiers de la sécurité au lycée professionnel de Saint-Vaury
Ambrikela est en seconde dans la section métiers de la sécurité au lycée professionnel de Saint-Vaury © Radio France - Mélanie Kuszelewicz

Ambrikela Gjoni est menacée d'expulsion. La jeune fille de 16 ans est scolarisée au  lycée Louis Gaston Roussillat de Saint-Vaury. Ambrikela et sa famille ont reçu un courrier fin décembre qui leur impose de quitter le territoire français (une obligation de quitter le territoire français). Ses amis ont lancé une pétition pour demander à ce qu'elle puisse poursuivre ses études en France

"Mon métier de rêve se trouve ici en France" 

Sa famille habite à Limoges, mais Ambrikela a choisi de venir en Creuse pour suivre une formation spécifique dans les métiers de la sécurité : "Mon métier de rêve se trouve ici. Je rêve de travailler dans la gendarmerie. C'est pour ça que j'aimerais qu'on nous aide ma famille et moi" explique la jeune fille en classe de seconde. 

Très appréciée dans son lycée, ses amis ont lancé la pétition pour la soutenir : "Parce qu'elle est dans notre profession, dans notre classe et qu'on tient beaucoup à elle," affirme Dorian qui la décrit comme "discrète" et "rigolote". "Elle a quand même intégré un lycée professionnel où les places sont chères ! Ça fait à peine un an qu'elle est dans ce lycée et elle doit déjà repartir... Il y a une grosse injustice !" ajoute son camarade de classe, à l'origine de la pétition. 

Dorian Courtin, un camarade de classe d'Ambrikela. Il est à l'origine de la pétition.

"Des difficultés, de la peur et de l'angoisse"

Les Gjoni arrivent en France en 2013 après avoir quitté l'Albanie dans des conditions compliquées, pour des raisons politiques. Après une demande d'asile politique rejetée, la famille se retrouve à nouveau face à "des difficultés, encore de la peur et de l'angoisse" raconte Ambrikela. Les parents et les quatre filles obtiennent finalement deux titres de séjour de quelques mois chacun. Puis, ils reçoivent une première obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui est annulée par le tribunal administratif de Limoges pour vice de forme.

La deuxième OQTF leur est envoyée fin décembre. Ils ont trente jours pour retourner en Albanie alors que les deux grandes sœurs, en situation de handicap, sont prises en charge dans des structures adaptées et que la petite sœur est scolarisée au collège Marcel Pagnol à Limoges. "Elle aussi aimerait bien continuer ses études et continuer la vie qu'elle a ", rapporte Ambrikela.  

"La balle est dans le camp de la préfecture maintenant"

Avec l'aide de leur avocate, maître Blandine Marty, les Gjoni déposent un recours. "La préfecture (de la Haute-Vienne) a le pouvoir, à tous moments, de revenir sur sa décision et d'octroyer un titre de séjour à tous les membres de la famille : ce qu'on appelle l'intérêt supérieur de l'enfant. La balle est dans le camp de la préfecture maintenant" affirme la magistrate.

Le tribunal administratif de Limoges doit statuer le 27 février 2020. Si l'instance valide l'obligation de quitter le territoire, la famille pourrait se retrouver assignée à résidence ou placée en centre de détention dans un délai d'un an. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu