Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Aménagement de la place Gambetta : le maire de Châteauroux sous la menace de poursuites pénales

-
Par , France Bleu Berry

C'est une nouvelle étape dans le conflit qui oppose le maire de Châteauroux à l'architecte des Bâtiments de France, dans l'affaire de l'aménagement de la place Gambetta. Le parquet de Châteauroux pourrait engager des poursuites pénales contre Gil Averous.

Des arbres ont été plantés sur la place Gambetta ce lundi 18 mars.
Des arbres ont été plantés sur la place Gambetta ce lundi 18 mars. © Radio France - Aurore Richard

Châteauroux, France

Le parquet de Châteauroux "envisage" des poursuites pénales contre le maire de la commune, Gil Averous. Cela concerne le dossier de l'aménagement de la place Gambetta, en plein centre-ville. Cette décision fait suite au dépôt d'un procès verbal d'infraction à l'encontre de la ville de Châteauroux en août 2018, précise la procureure de la République dans un communiqué de presse.

De possibles poursuites auxquelles s'attendait Gil Averous

C'est un conflit larvé qui oppose depuis plus d'un an le maire de Châteauroux à l'architecte des Bâtiments de France. Les travaux de la place Gambetta ont débuté en avril 2018, sans autorisation. Le permis d'aménager avait également reçu un avis défavorable, de l'architecte des Bâtiments de France et du préfet de région. La mairie de Chateauroux a toujours refusé de se plier à certaines préconisations de l'architecte des bâtiments de France qui demande par exemple de planter quatre arbres supplémentaires et une modification de l'aspect du kiosque qui sera installé sur la place Gambetta.

Cette possibilité de poursuites pénales n'est pas vraiment une surprise. Le maire de Chateauroux s'y préparait. Il en avait même parlé à Emmanuel Macron, le 14 février dernier lors du déplacement du chef de l'Etat dans l'Indre. "La procureure m'a envoyé une jolie lettre pour me dire que je serai responsable personnellement de ce problème-là. Ce qui nous freine au quotidien, c'est l'architecte des Bâtiments de France. Aujourd'hui, on est face à des fonctionnaires qui ont droit de vie ou de mort sur les projets qu'on réalise", avait déploré Gil Averous.         

Quelques jours plus tard, Gil Averous en avait rajouté une couche. "On parle de planter quatre arbres. On n'a pas touché un seul bâtiment, on n'a rien démoli. _Je ne me soumettrai pas au diktat d'un fonctionnaire_", avait déclaré le maire de Châteauroux, au micro de France Bleu Berry.

Le maire de Châteauroux se refuse à tout commentaire, ce mercredi soir. Il souhaite laisser la justice faire son travail.