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Faits divers – Justice

Amiante : à Nantes les salariés de l'ex Tripode espèrent être indemnisés

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Par , France Bleu Loire Océan

"On a gagné une bataille, pas la guerre". Réunis devant la cour administrative d'appel de Nantes, plusieurs anciens employés de la tour Tripode avaient le sourire, ce vendredi. Le rapporteur public s'est dit favorable à l'indemnisation d'une ancienne fonctionnaire, exposée à l'amiante.

Devant la cour administrative d'appel de Nantes, le rapporteur public s'est dit favorable à l'indemnisation d'une ancienne employée du Tripode, un bâtiment contaminé par de l'amiante.
Devant la cour administrative d'appel de Nantes, le rapporteur public s'est dit favorable à l'indemnisation d'une ancienne employée du Tripode, un bâtiment contaminé par de l'amiante. © Radio France - Florian Cazzola

Nantes, France

Une cinquantaine d'anciens employés du Tripode était présents, ce vendredi matin, pour écouter les conclusions du rapporteur public de la cour administrative d'appel de Nantes. Lors de l'audience, ce dernier s'est montré favorable à la reconnaissance du "préjudice d'anxiété" d'une ancienne fonctionnaire du ministère des affaires étrangères

"Des poussières d'amiante qui tombait tous les jours sur mon bureau"

La cour administrative d'appel examinait ce vendredi matin un des 14 dossiers d'anciens fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ayant travaillé au Tripode. "Le rapporteur public considère que l'Etat a commis une faute, qui n'est d'ailleurs plus contestée par le ministère", explique Me François Laforgue.  Il a également dit que l'action en justice n'est pas tardive, c'est à dire que les requérants ont agi dans les délais, contrairement à ce que disait le tribunal car ils ont été informés du risque important auquel ils étaient exposés en 2015 par le ministère et il considère que le préjudice d'anxiété lié à l'exposition à l'amiante est caractérisé et doit donner lieu à une indemnisation à hauteur de 9.000 euros."   

La décision pourrait être dupliquée pour les autres agents car les conditions d'exposition sont identiques." -  Me François Laforgue

C'est une avancée considérable dans ce dossier vieux de deux décennies. Pour les anciens salariés de la tour Tripode, cet immeuble administratif de dix-huit étages sur l'île Beaulieu qui a vu défiler quelque 1.800 fonctionnaires de l'Insee, du Trésor Public et des Affaires étrangères jusqu'à son évacuation en 1993, l'espoir d'être indemnisé reprend forme. "On ne peut pas dire qu'on a pas été exposé quand il y avait des poussières d'amiante qui tombait tous les jours sur le bureau, confie Annick, 69 ans dont 17 passés à travailler dans le bâtiment pour le compte de l'INSEE. J'estime qu'il y a toujours ce préjudice d'anxiété dans la mesure où on ne sait pas quand ça peut tomber sur la tête. J'ai une amie très proche qui est décédée l'an dernier d'un cancer des poumons lié à l'amiante et qui travaillait dans le bureau en face du mien."

Une décision qui pourrait faire jurisprudence

La décision de la cour administrative est attendue le 27 mai. Elle pourrait faire jurisprudence, selon Francis Judas, le représentant de l'intersyndicale "Amiantés du Tripode", présent à l'audience. "Aujourd'hui nous traitions du cas d'un agent, analyse l'avocat des anciens salariés. Mais la décision pourrait être dupliquée pour les autres agents car les conditions d'exposition sont identiques."

La tour avait été rasée en 2005 après avoir été délestée de 350 tonnes d'amiante.  Si la cour administrative d'appel donne raison à cette ancienne salariée, cela pourrait débloquer les dossiers de 13 autres anciens fonctionnaires du ministère des Affaires étrangère. 152 autres agents du Tripode attendent que la justice administrative se penche sur leur cas et se prononce sur une défaillance de l'État dans son obligation de mesures de protection. Par ailleurs, Francis Judas se bat pour que les 400 agents encore actifs, puissent bénéficier d'un départ en retraite anticipé. 

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