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Amiante : la Cour d'appel de Bordeaux déboute les salariés de la Monnaie de Paris à Pessac

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Par , France Bleu Gironde
Bordeaux, France

La Cour d'appel de Bordeaux a débouté la semaine dernière 77 salariés et retraités de la Monnaie de Paris à Pessac. Ils réclamaient chacun 100 000 euros d'indemnités pour "préjudice d’anxiété" lié à une exposition prolongée à l’amiante.

77 salariés et retraités pessacais de la Monnaie de Paris réclamaient chacun 100 000 euros au titre du préjudice d'anxiété pour exposition à l'amiante.
77 salariés et retraités pessacais de la Monnaie de Paris réclamaient chacun 100 000 euros au titre du préjudice d'anxiété pour exposition à l'amiante. © Maxppp - Photo d'illustration

Ils ont été déboutés. La Cour d'appel de Bordeaux n'a pas reconnu le "préjudice d'anxiété" lié à une exposition à l'amiante que réclamaient 77 salariés et retraités de la Monnaie de Paris de Pessac. La Cour a rendu sa décision mercredi dernier. Les plaignants réclamaient chacun 100 000 euros d'indemnités. Si la Cour d'appel a pris cette décision, c'est que l'entreprise n'était pas officiellement classée "amiantée"

On nous dit purement et simplement que nous n'avons pas le droit d'être anxieux." Alain Bernon, le président de l'association SOS Monnaie

Une décision attendue mais difficile à digérer pour Alain Bernon, le président de l'association SOS Monnaie : "Je suis vraiment écœuré, parce qu'il y a vraiment une différence faite entre les personnes travaillant dans des sites classés amiante et les autres. Donc ceux-là même s'ils ne sont pas en contact direct avec l'amiante on reconnaît leur préjudice d'anxiété. Et nous, qui comptons parmi nous plusieurs malades, des décès, 240 personnes suivies médicalement, et même avec tout ça, on n'est pas reconnu. On n'a pas le droit au préjudice d'anxiété."

L'amiante il y en avait partout, mais à l'époque on ne savait pas qu'on pouvait en mourir." Alain Laluce, retraité de la Monnaie de Paris

Pour Alain Laluce, aussi la pilule est difficile à avaler. A 68 ans, il est désormais à la retraite mais il a passé 32 ans à travailler sur le site de la Monnaie de Paris à Pessac : "Moi j'étais maçon, je construisais les fours de la fonderie et j'ai vécu dans l'amiante. On la manipulait, il y en avait partout. A l'époque on ne savait pas qu'on pouvait en mourir. Pour ma part je suis suivi, j'ai une radio tous les deux ans et un scanner tous les six ans, parfois la nuit j'y pense, ça m'angoisse. La dernière fois que j'ai fait mon scanner, le médecin m'a dit pour cette fois vous êtes passés à côté. Ca fait bizarre." Il ne reste désormais aux 77 plaignants qu'un seul recours : se pourvoir en cassation. Ils ont deux mois pour le faire. Ils doivent se réunir prochainement pour en décider. 

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