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Faits divers – Justice

Amiante : un an de prison requis contre l'ancien dirigeant de l'usine Freix de Bonnetable

mardi 19 décembre 2017 à 4:37 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Maine

Il avait été repoussé à 2 reprises. Le procès de l'ancien dirigeant de la société Freix de Bonnétable se déroulait hier au tribunal correctionnel du Mans. Le procureur a requit 1 an de prison dont 3 mois avec sursis.

Le parquet a requis un an de prison contre l'ancien dirigeant de la société Freix
Le parquet a requis un an de prison contre l'ancien dirigeant de la société Freix © Radio France

Le Mans, France

Les anciens salariés de la société Freix l'attendaient depuis longtemps. Après avoir été repoussé à deux reprises pour des questions de procédure, le procès de l'ancien dirigeant de Freix s'est enfin tenu hier, au tribunal correctionnel du Mans. Cet ancien ingénieur de 70 était jugé pour avoir exposé 18 salariés à l'amiante  entre 2013 et 2016, notamment au sein de l'atelier de dégarnissage pour véhicules anciens, où ils travaillaient sans aucune protection pour leur santé.

Dans la salle d'audience, des anciens salariés et leurs familles, qui n'ont pas manqué de montrer leurs désaccords avec les explications de l'ancien dirigeant. Lui l'assure, il ne l'a appris qu'en novembre 2015, lorsqu'un salarié a exercé son droit de retrait. Pourtant, selon un salarié cité par le président, "J'ai toujours vu des sachets avec écrit dessus "attention amiante" "

"C'était aux salariés de me le dire"

Le prévenu, qui se tient droit à la barre malgré sa prothèse au pied, reste ferme. "Si les salariés savaient, pourquoi ne m'en ont-ils jamais parlé ? Je n'étais là que deux jours par semaine. C'était à eux de me le dire. " Aujourd'hui, il se dit dans une profonde détresse.  Et soutient, dès qu'il l'a su, il a "tout fait pour l'entreprise".

Pas de quoi impressionner le président du tribunal, qui s'emporte et frappe du point. "A aucun moment vous ne semblez vous préoccuper de la santé des salariés. Même lorsque je vous pose cinq fois la question." Le procureur ajoute," "Ce n'est jamais moi, c'était toujours les autres". Enfin la parole se libère, ces hommes et femmes ont peur pour leur avenir, adresse t'il au prévenu, en montrant la salle. Des risques que vous leur avez fait prendre."

Un an de prison requis

L'avocat de la défense décide de plaider la relaxe, pour absence de preuve, car les études du niveau de fibre d'amiante se contredisent. Il pointe également du doigt les manquements de certaines "autorités, amnésiques pendant 10 ans".  La procureure réclamera elle une peine lourde : un an de prison, dont trois mois avec sursis. Elle réclame également que l'entreprise Freix, aujourd'hui fermée, soit elle aussi condamnée à 20 000 euros d'amende, et 1000 euros de dédommagement pour les salariés plaignants. 

La décision est attendue le 22 janvier prochain.