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Faits divers – Justice

Amiante : une grande marche nationale à Paris contre un "déni de justice"

L'association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) organise une manifestation ce vendredi après-midi à Paris pour sensibiliser les Français et les pouvoirs publics aux dangers de la fibre d'amiante. Les victimes manchoises attendent toujours que justice soit rendue.

Deux cars de Manchois font le déplacement à Paris pour une grande manifestation nationale des victimes de l'amiante
Deux cars de Manchois font le déplacement à Paris pour une grande manifestation nationale des victimes de l'amiante © Maxppp - Thomas Padilla

Cherbourg, France

Deux cars de Manchois font le déplacement à Paris pour la grande manifestation organisée ce vendredi 11 octobre 2019 par l'Andeva (Association nationale de défense des victimes de l'amiante). Le président départemental, Pascal Canu, attend toujours un procès au pénal. Il était l'invité de France Bleu Cotentin ce vendredi. 

L'association nationale de défense des victimes de l'amiante organise une grande manifestation à Paris ce vendredi. Dans quel but ? 

Pour mettre en évidence les problèmes que l'on rencontre dans l'exposition à l'école, à l'hôpital et au travail. L'amiante tue et on demande à ce qu'il soit complètement éradiqué. On va essayer de faire réagir les pouvoirs publics et montrer que l'amiante est toujours présent. ça représente encore 20 millions de tonnes de matériaux amiantés disséminés partout. 

On en parle aussi beaucoup après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen. Ça vous interpelle ? 

Oui, beaucoup. Je ne comprends qu'on puisse dire qu'il n'y a pas de problème. Il y a eu une explosion, un incendie majeur qui a exposé les gens à des produits cancérogènes, toxiques. Il y a eu dissémination de fibres dans l'air qui dans 20, 30 ou 40 ans vont poser problème. Quand on entend la préfecture nous dire qu'il n'y a pas de problème, c'est un excès de confiance qui nous fait bondir. Avec la chaleur, c'est quasi assuré que les fibres d'amiante ont été projetées à plusieurs kilomètres. 

L'amiante continue à faire des victimes. Vous êtes 1350 à l'Andeva dans le département. Qui sont les victimes de l'amiante dans la Manche ? 

Principalement sur le bassin cherbourgeois, la construction navale : les sous-marins avec Naval Group, les bateaux de surface avec CMN et tous leurs sous-traitants. Il y a aussi beaucoup de problèmes dans le bâtiment et les garages, mais c'est moins mis en avant. Il est difficile de chiffrer les morts de l'amiante : en 23 ans d'existence, l'association a dénombré 20 à 25 décès en son sein. Mais c'est une approche sous-estimée. 

Au niveau juridique, où on en est ? 

Pas très loin. 23 ans d'instruction, et un non-lieu général comme à Condé-sur-Noireau. C'est scandaleux. L'argument retenu c'est qu'on ne peut pas dater l'intoxication, donc on ne peut pas mettre les responsables en face. C'est du travail de long terme. Les victimes on les retrouve 20 ou  30 après.  C'est compliqué à accepter. C'est un déni de justice. On attend toujours un procès au pénal. 

La justice avance sur le préjudice d'anxiété, élargi à tous les salariés et à d'autres substances toxiques. C'est une bonne chose ? 

La prévention doit avancer. ça doit coûter moins cher de protéger que d'indemniser un salarié. Les entreprises doivent en prendre conscience. 

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