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Au cœur de la prise en charge des victimes de violences conjugales au commissariat d'Amiens

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Par , France Bleu Picardie

C'est la journée internationale de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et cette lutte se joue en grande partie au sein des foyers. Pour protéger au maximum les victimes, le commissariat d'Amiens compte notamment sur l'unité de protection sociale.

Dans les locaux de l'unité de protection sociale au commissariat d'Amiens
Dans les locaux de l'unité de protection sociale au commissariat d'Amiens © Radio France - François Sauvestre

"On sait que si on a bien fait notre travail, la victime sera en sécurité et son cauchemar s'arrêtera." Ce jour là, le major Mickaël Savoie, l'un des dix fonctionnaires de l'unité de protection sociale du commissariat d'Amiens sort de son bureau après plus d'une heure trente d'audition d'une victime qui a déposé plainte contre son ex conjoint pour viol

Reportage au commissariat d'Amiens

Il faut croire à leur histoire. On laisse dire, on laisse aller le flot de paroles en coupant le moins possible.

Sans filtre, crûe, elle raconte tout au policier qui tape le compte rendu et qui lui pose des questions. Elle détaille les humiliations, les menaces, le coups les viols subis pendant des années. La peur absolue qui l'a empêché d'alerter jusqu'ici. "La seule manière de leur venir en aide c'est de les écouter. Il faut croire à leur histoire. On laisse dire, on laisse aller le flot de paroles en coupant le moins possible", explique Mickaël Savoie qui travaille depuis quinze ans au sein de cette unité. 

Le nombre de procédures augmente 

"Après je fais un rapport, je dispatche le travail à chacun pour vérifier chaque élément, corroborer, infirmer, confirmer pour pouvoir amener un maximum d'éléments au procureur qui va décider des suites de l'affaire", poursuit-il. Des affaires de violences conjugales qui sont toujours plus nombreuses. "Entre janvier et octobre elles ont augmenté de 13% par rapport à la même période l'an dernier", alarme le commissaire Cyril Pizoird, chef de la Sûreté Départementale

David Preud'homme, Directeur Départemental de la Sécurité Publique dans la Somme invité de France Bleu Matin

"Nous sommes saisi tous les jours, soit par des personnes qui viennent directement déposer plainte au commissariat, soit par un signalement fait par les services sociaux, par l'éducation nationale", ajoute la capitaine Julie Leroy, cheffe de cette unité de protection sociale au commissariat d'Amiens. 

Une unité qui regroupe trois brigades. "Il y a le groupe des personnes vulnérables, en charge essentiellement des violences conjugales. Ils sont quatre fonctionnaires. Les trois fonctionnaires de la brigade des mineurs traitent de tout ce qui est violences sur mineur de moins de quinze ans quand c'est à caractère sexuel et sur mineur de manière générale pour les violences intra familiales. Et puis la brigade des mœurs traite de toutes les affaires sexuelles sur les personnes majeures", liste Julie Leroy. 

Christine Defonte explique sa mission d'assistante sociale au sein du commissariat d'Amiens

Les policiers de cette unité peuvent aussi compter sur une psychologue et une assistante sociale. "C'est essentiel", affirme la capitaine Leroy qui observe "un grand changement dans la police" sur la question des violences conjugales. "Je suis entré dans la police en 2002 et j'ai vu l'évolution du regard que portent les policiers sur les victimes de violences conjugales. Alors parfois c'est encore un peu compliqué mais ça a beaucoup changé, les policiers sont formés à la prise en charge de ces victimes."

La capitaine Julie Leroy, en charge de l'unité de protection sociale au commissariat d'Amiens.

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