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Faits divers – Justice

Amiens : l'infirmière de l'hôpital Pinel accusée d'avoir provoqué la mort d'une patiente en 2009, rejugée en appel

lundi 11 février 2019 à 17:49 - Mis à jour le lundi 11 février 2019 à 20:17 Par Valérie Massip et Hajera Mohammad, France Bleu Picardie et France Bleu

L'infirmière de l'hôpital psychiatrique Philippe Pinel à Amiens, poursuivie après la mort en 2009 d'une patiente ébouillantée et asphyxiée dans son bain, était jugée en appel ce lundi 11 février. La cour rendra sa décision le 3 avril

Le palais de justice d'Amiens
Le palais de justice d'Amiens © Radio France - Valérie Massip

Amiens, France

Une infirmière de l'hôpital psychiatrique Philippe Pinel à Amiens était une nouvelle fois jugée pour homicide involontaire après le décès d'une patiente en août 2009. Une femme de 30 ans, retrouvée morte ébouillantée et asphyxiée dans son bain. L'infirmière âgée de 42 ans aujourd'hui, avait été relaxée en janvier 2018 lors du procès en première instance devant le tribunal correctionnel d'Amiens. Elle comparaissait donc ce lundi après-midi devant la cour d'appel d'Amiens. 

Le mitigeur de la baignoire défectueux

Angélique Beaupere raconte s'être absentée une dizaine de minutes pour aller aux toilettes, le jour du drame, le 4 août 2009 en laissant la patiente à côté de la baignoire. À son retour, elle avait donc retrouvé la jeune femme morte. La question de la température de l'eau est posée. Une eau à 52 degrés alors que le mitigeur était réglé sur 37 selon l'infirmière. Dix ans après les faits, elles refuse d'être un bouc-émissaire : "Pour moi, je n'ai pas été négligente, pour moi la patiente n'était pas en insécurité. Le responsable c'est l'hôpital Philippe Pinel". Elle estime qu'aucune leçon n'a été tirée de ce drame, encore aujourd'hui "on est en sous-effectifs, il manque des médecins".

"Aucune leçon n'a été tirée" - Angélique Beaupere

Aujourd'hui, Angélique Beaupere travaille toujours à Pinel, mais elle a repris à mi-temps après un long arrêt et travaille à l'hôpital de jour (sans hospitalisation des patients la nuit).

Une négligence selon le procureur général

Pour l'avocat général, il y a eu faute, négligence. L'infirmière n'a pas causé directement la mort pour lui mais elle y a contribué. Il demande donc une condamnation de principe et laisse la cour fixer la peine. L'avocate de l'infirmière réclame, une nouvelle fois, la relaxe pour sa cliente. "On a totalement éludé les dysfonctionnements du mitigeur et on a dit c'est l'infirmière qui est responsable parce qu'elle est allée aux toilettes, alors que ce n'est pas la réalité du dossier", insiste maître Giuseppina Marras. La décision sera rendue le 3 avril