Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

Anesthésiste de Besançon : deux audiences prévues ce mercredi pour le Dr Péchier

Deux audiences se tiennent ce mercredi matin dans l'affaire du Dr Péchier, l'anesthésiste de Besançon mis en examen pour 24 cas présumés d'empoisonnement dont neuf mortels. L'une devant la Cour de cassation et l'autre devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon. Explications.

L'anesthésiste Frédéric Péchier était entendu depuis mardi à Besançon
L'anesthésiste Frédéric Péchier était entendu depuis mardi à Besançon © Radio France - Ludovic LAUDE

Deux audiences le même jour à la même heure sur le même dossier : l'affaire de l'anesthésiste de Besançon, le Dr Péchier, passe à la fois devant la Cour de cassation et la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon, ce mercredi à 9 heures. Les deux audiences portent sur deux volets différents, après la mise en examen du médecin pour 24 cas présumés d'empoisonnement dont neuf mortels, commis dans deux cliniques bisontines.

À Paris, devant la Cour de cassation...

Devant la Cour de cassation, il sera question du maintien en liberté sous contrôle judiciaire de Frédéric Péchier, décidé par la cour d'appel de Besançon le 12 juin. Les juges doivent répondre à une question : cette décision a-t-elle manqué d'impartialité ? Car il y a des soupçons de connivence entre deux avocats de l'anesthésiste et le président de la chambre de l'instruction. Des écoutes téléphoniques et des textos montrent des échanges entre les avocats et le juge, et le parquet général de Besançon se base dessus pour son pourvoi et son mémoire.  Il estime que le tribunal n'était peut-être pas "indépendant et impartial", contrairement à ce que stipule l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'Homme. 

Si la Cour de cassation casse l'arrêt de la cour d'appel de Besançon, il faudra alors prévoir une nouvelle audience sur le maintien en liberté du Dr Péchier, soit avec d'autres juges bisontins, soit dans une autre ville.

... et à Besançon devant la cour d'appel

L'audience devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon, elle, porte sur des demandes d'annulations demandées par l'anesthésiste et ses avocats. Ils réclament l'annulation de la garde à vue du mois de mai, à Besançon, parce qu'ils estiment que le Dr Péchier n'a pas eu droit à une procédure équitable, qu'il ne pouvait pas se défendre correctement face aux enquêteurs. La défense regrette aussi de ne pas avoir eu le temps d'étudier le dossier, volumineux, avant la présentation du médecin devant le juge d'instruction. 

Elle demande aussi la nullité du rapport d'enquête psychocriminologique et réclame son retrait du dossier. Elle souhaite l'annulation d'écoutes téléphoniques, notamment un appel téléphonique, qui établit des échanges entre les avocats du Dr Péchier et le président de la chambre de l'instruction. Pour cela, la défense brandit le droit au secret des échanges entre un avocat et son client.  

Si la cour d'appel décide en effet d'annuler la garde à vue, toutes les auditions seraient en conséquence annulées... mais pas la mise en examen.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu