Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur sept patients

Anesthésiste soupçonné d'empoisonnements à Besançon : le docteur Péchier reste mis en examen

mercredi 28 novembre 2018 à 16:31 Par Christophe Mey, France Bleu Besançon et France Bleu

Le docteur Frédéric Péchier, l'anesthésiste bisontin soupçonné de sept empoisonnements de patients, s'est vu refuser pour la deuxième fois la levée de sa mise en examen. La chambre de l'instruction de Besançon a rendu sa décision ce mercredi. Le médecin se dit toujours innocent.

Le docteur Frédéric Péchier continue à clamer son innocence
Le docteur Frédéric Péchier continue à clamer son innocence © AFP - Sébastien Bozon

Besançon, France

Pour la deuxième fois, le docteur Frédéric Péchier, soupçonné d'avoir empoisonné sept patients dans des cliniques de Besançon, demandait à la justice la levée de sa mise en examen. Et pour la deuxième fois, la chambre de l'instruction de Besançon lui oppose ce mercredi un refus. L'anesthésiste de 45 ans ne cesse de clamer son innocence, ses avocats demandaient son placement sous le statut de témoin assisté. 

La défense multiplie les recours

Le médecin est suspecté d'avoir empoisonné avec préméditation sept patients, entre 2008 et 2017. Deux d'entre eux sont morts. Les sept victimes, âgées de 37 à 53 ans, étaient hospitalisées dans deux cliniques privées de Besançon, la clinique Saint-Vincent et la polyclinique de Franche-Comté. Frédéric Péchier avait été mis en examen en mars 2017 pour ces faits. Depuis il multiplie avec ses avocats les recours.  Il avait déjà demandé une première fois la levée de sa mise en examen en  septembre 2017 et s'était déjà vu opposer un refus de la chambre de l'instruction. 

L'anesthésiste et ses défenseurs avaient aussi sollicité en mai 2018 une modification de son contrôle judiciaire qui l'empêche, notamment, d'exercer sa profession. Le médecin souhaitait pouvoir retravailler en tant qu'anesthésiste consultant, sans intervenir dans un bloc opératoire. Là aussi, refus de la chambre de l'instruction.

Pour les avocats du Docteur Péchier, les indices retenus contre leur client ne sont pas suffisamment convaincants pour justifier une mise en examen, et rien dans le dossier ne permet d'affirmer que les empoisonnements étaient volontaires. Les magistrats de la chambre de l'instruction n'ont pas été convaincus par ces arguments. 

Une plainte pour faux et usage de faux

La défense de l'anesthésiste indique par ailleurs avoir porté plainte ce mardi contre un policier en charge de l'enquête, pour faux et usage de faux. Maître Randall Schwerdorffer et Maître Ornella Spatafora affirment avoir découvert des différences entre la captation vidéo de l'un des interrogatoires du Dr Péchier et la retranscription écrite telle qu'elle a été versée au dossier d'instruction., des différences qui selon les avocats, seraient préjudiciables à leur client.