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Faits divers - Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Angoulême : non-lieu total prononcé après la "décapitation" d'un pantin à l’effigie d'Emmanuel Macron

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

En décembre 2018, à Angoulême, le faux-procès du président de la République organisé par les gilets jaunes s'était terminé par la "décapitation" d'un mannequin à son effigie. Jugés pour "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique", les trois organisateurs ont été relaxés ce lundi soir.

Un pantin à l'effigie du président avait été décapité par les gilets jaunes
Un pantin à l'effigie du président avait été décapité par les gilets jaunes © Maxppp - PHOTOPQR/SUD OUEST

Angoulême, France

Le Premier ministre en personne s'en était ému et avait exigé des sanctions, poussant la préfète de Charente à saisir le parquet. C'était le 21 décembre 2018, au pic du conflit des gilets jaunes, qui à Angoulême avaient organisé une garden-party dans le parc de Bourgines, précédée d'une pièce de théâtre. En l'occurrence, un procès fictif du président de la République Emmanuel Macron, conclu par la peine de mort et une décapitation assez macabre. Une semaine après les faits, les trois organisateurs se retrouvaient mis en examen pour trois motifs : provocation à la commission d'un crime, outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, et tromperie sur l'objet d'une manifestation. 

"De l'humour, du second degré"- l'un des mis en cause

Mais le juge d'instruction chargé de l'affaire a finalement conclu à l'absence de délit. Pour les mis en cause et leurs avocats, qui plaidaient le second degré et une mise en scène d'abord humoristique, la bonne nouvelle est tombée ce lundi soir. Au grand soulagement des trois mis en cause, dont ce chauffeur de poids-lourds en route vers l'Espagne et qui confie à France Bleu La Rochelle : "On a voulu faire ça pour se marrer, et pour montrer qu'on était réellement en colère." 

Contrôle judiciaire pendant plus de six mois

Le chauffeur a été placé sous contrôle judiciaire pendant plus de six mois, interdit de rencontrer les deux autres mis en cause et de se présenter sur les ronds-points occupés par les gilets jaunes. Sans compter les pointages hebdomadaires au commissariat. "Certains ont joué au foot avec la tête de Macron, l'ont planté à une pique devant la préfecture, rappelle-t-il. D'autres l'ont pendu à un feu rouge. Et c'est tombé sur nous."

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