Faits divers – Justice

Angoulême : sept mois de prison ferme pour un automobiliste contrôlé avec 6,73 g d'alcool dans le sang

Par Julien Fleury, France Bleu La Rochelle et France Bleu jeudi 14 septembre 2017 à 16:25

Le parquet a requis 18 mois de prison ferme. Peine divisée par trois par les juges angoumoisins.
Le parquet a requis 18 mois de prison ferme. Peine divisée par trois par les juges angoumoisins. © Maxppp - Eric Roger

Un homme de 52 ans a été jugé jeudi après-midi à Angoulême en comparution immédiate. Il était tombé dans un coma éthylique au volant de sa voiture dans le bourg de Chazelles (Charente). Condamné à six mois de prison ferme, il écope d'un mois supplémentaire après la révocation d'un sursis.

Il affichait le taux record de 6,73 g d'alcool par litre de sang. Un automobiliste de 52 ans a été condamné à six mois de prison ferme, jeudi après-midi lors d'un procès en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d'Angoulême. Une peine à laquelle s'ajoute un mois de prison supplémentaire, lié à la révocation d'un sursis prononcé l'an dernier à l'occasion d'un premier procès pour alcool au volant. Son véhicule a été saisi, et l'homme sera immédiatement incarcéré.

Les faits remontent à une semaine dans le bourg de Chazelles (Charente). Vers 9h du matin, ce tailleur de pierre installé à Rancogne était tombé dans un coma éthylique, alors qu'il se trouvait au volant de sa voiture, après avoir échappé à un accident de la route. Secouru par des passants, il avait ensuite été hospitalisé au centre hospitalier d'Angoulême, où il avait été soumis à un déchocage. Les analyses sanguines ont révélé un taux d'alcool dans le sang de 6,73 g, justifiant des poursuites. Placé en garde à vue mercredi, incarcéré le soir même, il a été présenté jeudi au tribunal.

Le parquet a réclamé 18 mois de prison ferme

Whisky, bière, vin rosé... à l'audience, l'homme a décrit les heures précédent son coma : une nuit de fête chez des amis où il a enchaîné les verres sans les compter. Ce taux record révèle également une consommation régulière et une forte dépendance alcoolique. C'est ce qu'a plaidé son avocat, Me Rachid Rahmani, pour lui éviter l'incarcération, lui qui n'avait jamais connu la prison. "Mon client a besoin d'un sevrage accompagné. En prison ce ne sera pas le cas. Il y aura l'abstinence, mais pas de soins quotidiens."

Seul élément de réconfort pour la défense, les juges. Ils sont restés très en retrait par rapport aux réquisitions du parquet qui a réclamé 18 mois de prison ferme.