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Faits divers – Justice

Angoulême : trois ans de prison ferme pour proxénétisme

mardi 24 avril 2018 à 16:50 Par Pierre Marsat, France Bleu La Rochelle

Le couple de gérants de deux bars à hôtesses d'Angoulême a été condamné à 5 ans de prison dont 2 ans avec sursis et mise à l'épreuve. Ils ont été jugés, au mois de février, pour proxénétisme. Un mandat d'arrêt a été lancé à leur encontre. Ils ont décidé de faire appel.

L'un des deux bars, fermés depuis 2015
L'un des deux bars, fermés depuis 2015 © Radio France - Pierre MARSAT

Angoulême, France

Les deux époux avaient été mis en examen et incarcérés pendant 20 jours, en avril 2015, après les plaintes de plusieurs hôtesses qui travaillaient au "VIP" et au "Toulouse", avenue Gambetta à Angoulême. Les jeunes femmes (elles étaient 11 à "tourner" dans les deux bars depuis 2011) vendaient des bouteilles de champagne, à des prix parfois exorbitants, pour couvrir des prestations sexuelles. Elles ont raconté, lors du procès en février dernier, qu'elles étaient sanctionnées voire licenciées si elles ne ramenaient pas suffisamment de bouchons, ou si elles n'étaient pas assez aguicheuses. 7 d'entre elles s'étaient constituées parties civiles dans cette affaire, et elles seront indemnisées.

mandat d'arrêt à l'audience

Les gérants des deux "bars à bouchons" étaient absents pour la lecture de leur condamnation par le tribunal. C'est ce qui explique qu'un mandat d'arrêt a été lancé à leur encontre, alors que des policiers étaient présents pour les arrêter à la barre. Le Parquet avait d'ailleurs requis, en février, 5 ans d'emprisonnement et un mandat de dépôt au terme de l'audience, qui avait duré 6 heures. La décision du tribunal correctionnel ayant été mise en délibéré, les deux époux ont pu regagner leur domicile actuel à Nantes. Les avocats des parties civiles parlent d'une décision de justice qui achève un très long combat, émaillé de problèmes médicaux et psychologiques pour les jeunes femmes. La défense critique une position morale voire moralisatrice de la part du tribunal.