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Animateur soupçonné d'agressions sexuelles à Puilboreau : les familles veulent rencontrer le maire

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

A Puilboreau près de La Rochelle, un collectif de parents dénonce la communication minimaliste de la mairie sur une affaire d'agressions sexuelles sur un enfant de quatre ans par un animateur du centre de loisirs municipal. Les familles veulent rencontrer le maire. En vain pour l'instant.

La maison de l'enfance de Puilboreau, qui héberge l'accueil de loisirs municipal. Une institution secouée par une affaire d'agression sexuelle sur un enfant de quatre ans par un animateur.
La maison de l'enfance de Puilboreau, qui héberge l'accueil de loisirs municipal. Une institution secouée par une affaire d'agression sexuelle sur un enfant de quatre ans par un animateur. - Capture d'écran Google Street View

A Puilboreau (Charente-Maritime), commune de 6.000 habitants de la périphérie rochelaise, la colère monte chez les familles qui fréquentent l'accueil de loisirs municipal, L'île aux enfants. Des parents remontés contre le silence de la municipalité, alors que le centre est secoué par une affaire d'agressions sexuelles sur un enfant de quatre ans. Le suspect, un animateur de 25 ans, a été suspendu de ses fonctions début juin, le temps que l'enquête ouverte par le parquet rende ses conclusions. 

L'information, révélée par France Bleu La Rochelle, a fait l'effet d'une bombe. Un collectif s'est créé, réunissant 150 parents, et une pétition mise en ligne. Les familles réclament une rencontre avec le maire, Alain Drapeau, pour lui demander une réforme de la gestion des signalements au sein du centre de loisirs, et des formations pour le personnel grâce à l'association Enfance et partage. Sans résultat pour l'instant.

Six mois pour prévenir la maman

La mairie est également visée par une plainte de la mère de la petite victime présumée, qui  dénonce un gros retard dans l'information sur cette affaire. Six mois. C'est le temps qu'il a fallu à la mairie pour prévenir cette maman. Le 28 novembre, l'animateur est surpris par une collègue, sortant toilettes avec l'enfant dans les bras. Mais il faut attendre début juin, pour qu'une élue de Puilboreau appelle au téléphone la maman, pour lui faire part d'une prochaine audition de son enfant par la police.

La municipalité concède une erreur de communication. Mais pour cette maman, qui souhaite conserver l'anonymat, c'est une faute : "le 28 novembre il y a un problème, le 28 au soir, je récupère mon enfant, je dois être informée. Ils ont outre-passé mon droit parental" dénonce cette maman, surtout que son enfant semble présenter des séquelles, comme le révèle un entretien conduit début juin par une thérapeute. Il en ressort la possibilité d'agressions sexuelles répétées.

"Comment faire pour que cela ne se reproduise plus jamais ?"

L'animateur, qui était jusque-là sous surveillance renforcée de ses collègues, est alors rapidement suspendu de ses fonctions. "A ma demande, précise la maman de la petite victime présumée. Et non pas, à l'initiative du maire, comme il l'a écrit aux familles. C'est moi qui l'ai demandé pour protéger les autres enfants du centre, même si le mien n'y va plus."

Un manque de réactivité, voire une "minimisation des faits" comme le dénoncent les familles qui fréquentent le centre de loisirs, très émues. Surtout que la mairie a attendu le 7 février pour transmettre ce signalement au procureur de La Rochelle (soit deux mois après les faits). 150 personnes ont rejoint un collectif, pour réclamer de la transparence : "le collectif n'est pas là pour remplacer les enquêteurs, précise encore la maman de l'enfant impliqué. Le collectif est là pour parler de l'avenir et savoir comment seront gérés les futurs incidents. Comment faire pour que cela ne se reproduise plus jamais ?"

Rendez-vous annulé

Le collectif exige aussi une rencontre avec le maire Alain Drapeau. Rendez-vous avait été pris pour ce début de semaine, avant d'être annulé par le maire. Officiellement pour ne pas gêner l'enquête en cours. Faux argument selon les parents de Puilboreau. Dans un communiqué de presse envoyé mardi après-midi, Alain Drapeau renvoie les familles souhaitant poser des questions sur une adresse mail.

Les parents tiennent aussi à apporter leur soutien au reste du personnel de L'île aux enfants, très éprouvé par cette affaire. Arrêts de travail, démissions... "on est avec eux, promet la maman de la victime présumée. C'est grâce à eux que tout se sait. Ce sont des gens dévoués, qui aiment les enfants et qui les protègent. Ils ont fait ce qu'il fallait pour que nous, collectif, puissions amener de la transparence."

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