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Dossier : Procès du meurtre de Marie-Jeanne Meyer

Meurtre de Marie-Jeanne en Ardèche : Anthony Draoui s'adresse, enfin, à la famille Meyer

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Pour la première fois ce mardi soir, au deuxième jour de son procès en appel, Anthony Draoui a dit à la famille Meyer qu'il comprenait sa douleur, notamment la souffrance de la soeur et du frère de Marie-Jeanne. Un "petit soulagement" a réagit le père, Jean-Philippe Meyer.

Jean-Phillipe Meyer papa de Marie-Jeanne est venu avec des portraits de sa fille
Jean-Phillipe Meyer papa de Marie-Jeanne est venu avec des portraits de sa fille © Maxppp

Ce mardi soir, la famille de Marie-Jeanne Meyer a pu s'exprimer à la barre de la cour d'assises de Nîmes. Éprouvés, en larmes, la mère, la petite sœur et le père de Marie-Jeanne ont dit leur douleur, leur incompréhension face à la "barbarie" de celui qu'ils qualifient de "monstre", leur incompréhension aussi face à ce procès en appel, qui doit durer jusqu'à mercredi. "Pourquoi avez-vous choisi de refaire un procès?" a demandé avec force la petite sœur, Marie-Céline. "Pour m'adresser à vous, pour que vous puissiez me voir avec un œil différent un jour" lui explique Anthony Draoui.

La présidente de la cour a ensuite demandé à Anthony Draoui de se lever pour répondre. Pour la première fois depuis le début de l'audience, il a regardé la famille Meyer. Et alors qu'en première instance, il avait murmuré un simple "pardon", il s'est lancé dans un discours plus long et compatissant cette fois-ci.

"Tous les jours, je demande pardon à Marie-Jeanne"

Anthony Draoui

"Ce que je voulais vous dire, c'est que je comprends votre douleur, je comprends la haine que vous avez pour moi. Mon avocat m'a dit de vous présenter des excuses, mais ça ne veut rien dire les excuses. Vous avez dit que je suis un monstre...". Après un long silence de l'accusé, la présidente de la cour reprend: "vous êtes un monstre M. Draoui, qu'en pensez-vous?"

L'accusé répond: "je pense que non, (...) je ne suis pas une bête ni un animal. J'ai envie de parler de Marie-Jeanne aujourd'hui, pas de vous balancer des excuses. Je reconnais que c'est à elle que je pense plus qu'à vous et j'imagine ce qu'elle a dû ressentir. Tous les jours, je demande pardon à Marie-Jeanne, à Dieu, à cette famille que j'ai brisée...tous les jours. (...) Si j'ai fait appel, c'est que j'ai espoir de changer, de devenir un homme meilleur. Peut-être que je suis un monstre, peut-être pas. Je veux devenir une bonne personne et faire le bien autour de moi. (...) Je veux qu'on m'aide à changer. Si j'arrivais à devenir la moitié d'un homme comme vous M. Meyer, j'aurais réussi ma vie, j'aurais payé pour mes fautes. (...) J'ai souvent voulu mourir mais j'ai décidé de continuer pour faire le bien autour de moi. Je suis choqué par la souffrance de vos enfants, la haine qu'ils ressentent contre moi, ce n'est pas normal de ressentir ça à leur âge. (...)"

"C'est un petit soulagement, une partie de ce que j'attendais"

Le papa de Marie-Jeanne

Pour Jean-Philippe Meyer, cette reconnaissance de la douleur de ses enfants est un "petit soulagement". C'est la première fois en cinq ans de procédure que l'accusé s'adresse vraiment à la famille. "C'est une partie de ce que j'attendais" dit le père de famille. "J'attends encore qu'il reconnaisse les faits". Anthony Draoui reconnaît avoir tué Marie-Jeanne, mais assure ne pas avoir utilisé de hâche ou de barre de fer pour détériorer son corps. L'accusé doit être interrogé sur les faits ce mercredi matin, avant les plaidoiries et le réquisitoire ce mercredi, dernier jour du procès.

Dossier : le procès du meurtre de Marie-Jeanne Meyer

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