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Après 14 ans de procédure, l'affaire du commissaire basque Michel Niaucel sera jugée aux assises en juin

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Par , , France Bleu Pays Basque

Après quatorze années de procédure et près de 200 témoins auditionnés, la date du procès de l'affaire Niaucel a été fixée. Il se tiendra devant la cour d'assises de Paris du 22 juin au 2 juillet 2021. Sur le banc des accusés : la femme de cet ancien commandant de police originaire d'Hendaye.

L'affaire Michel Niaucel sera jugée devant la cour d'assise de Paris du 22 juin au 2 juillet 2021
L'affaire Michel Niaucel sera jugée devant la cour d'assise de Paris du 22 juin au 2 juillet 2021 © Radio France - Laure Debeaulieu

C'est une affaire vieille de 14 ans, l'affaire Niaucel sera jugée devant la cour d'assises de Paris du 22 juin au 2 juillet 2021. Michel Niaucel, ancien commandant de police originaire d'Hendaye a été tué par balle, le 7 février 2007, chez lui à Abidjan.  

Le policier expérimenté vivait en Côte d'Ivoire depuis cinq ans. Il a été envoyé sur place pour une mission diplomatique pour le compte de l'Union Européenne. Il est officier de sécurité dans la capitale ivoirienne. Son épouse et sa fille de 13 ans l'ont suivi. La famille emménage dans une maison ultra-sécurisée. 

Que s'est-il passé ce 7 février 2007 ? L'homme alors âgé de 53 ans reçu une balle de 357 magnum dans la poitrine. Il s'agit de son arme de service. A cette époque, la Côte d'Ivoire commence à faire face à une guerre civile. L'affaire est prise très au sérieux par les autorités françaises. Néanmoins, les soupçons se portent rapidement sur l'épouse de la victime, Karine Blanc. 

Deux versions des faits 

Maître Philippe Sarda, l'avocat de l'accusée rappelle que la veuve a livré deux versions différentes : "Elle a d'abord inventé un rôdeur qui serait rentré dans la chambre et qui aurait tiré sur son mari". Cette version a très vite été écartée, les enquêteurs l'ont jugé improbable. "Puis, à son retour France, lorsqu'elle a été entendue par les enquêteurs français cette fois, elle est revenue sur cette première version, en reconnaissant qu'elle était mensongère. Elle explique qu'il s'agit d'un geste accidentel. Elle aurait voulu empêcher son mari de se suicider, alors qu'il pointait son arme sur sa tête. Une version qu'elle maintient depuis", poursuit l'avocat, qui va plaider l'acquittement. 

Les deux accusées nient les faits d'homicide

Karine Blanc est mise en examen, le 12 décembre 2007, pour "homicide volontaire". Elle était enceinte de son amant. Elle a un mobile pour les enquêteurs : elle aurait éliminé son mari gênant. Une autre femme est impliquée dans cette affaire. Isabelle Clément, une amie de la veuve, est mise en examen pour "complicité de tentative d'assassinat". Elle aurait envoyé des médicaments profitant de son emploi à l'hôpital de Bordeaux.  Les enquêteurs dessinent un scénario : avec l'aide de sa complice, la femme de Michel Niaucel tente d'empoisonner son mari mais ne se passe comme prévu. L'homme costaud aurait supporté les doses. Elle décide de l'abattre avec l'arme de service.  Les deux accusées nient les faits d'homicides. La veuve d'un simple  accident.

"Une procédure trop longue", regrettent les parties civiles

Elles seront donc jugées 14 ans après l'affaire. Jacques Niaucel, le frère de la victime se dit écœuré par la durée de cette procédure. _"En regardant les dates, il se passe entre les différents actes des délais extraordinaires, onze mois minimum. C'est insupportable._C'est ainsi qu'on arrive à plus de 14 ans de procédure. Cela profite à quelqu'un mais ce n'est pas nous (parties civiles). Je souhaite que les personnes qui ont commis ces actes soient punies. Je ne suis pas prêt d'oublier ce qui a été fait. Non, je n'oublierai pas tant que le jugement ne sera pas prononcé".

Au total, il y a six parties civile dans cette affaire Michel Niaucel, dont la propre fille de l'accusée. La jeune femme âgée aujourd'hui de 27 ans n'a plus aucun contact avec sa mère. Toutes les parties civiles seront défendues par l'avocat bayonnais, maître Antoine Tugas.

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