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Faits divers – Justice

Après des menaces de mort chez Prisma, les hommes salariés du groupe de presse convoqués pour des prélèvements ADN

mercredi 29 août 2018 à 14:21 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris et France Bleu

Une enquête de police est actuellement en cours au groupe Prisma Media, qui édite notamment les magazines Femme actuelle, Télé Loisirs, Géo ou Voici. Des courriers anonymes contenant des menaces de mort ont été reçus par certains salariés. Les hommes du groupe sont convoqués pour un prélèvement ADN.

Le siège du groupe Prisma Media, à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine.
Le siège du groupe Prisma Media, à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. © AFP - MARTIN BUREAU

Qui a envoyé des courriers anonymes assortis de menaces de mort, et parfois de balles d'arme à feu, à certains salariés de Prisma Media ? C'est ce que vont tenter de savoir les policiers, qui mènent actuellement une vaste enquête à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), au siège du groupe de presse, qui édite notamment les magazines Femme Actuelle, Télé Loisirs, Géo, Capital ou Voici.

Une soixantaine d'hommes convoqués depuis mi-août 

Une soixantaine d'hommes salariés, sur 350, ont ainsi reçu, depuis mi-août, des convocations à un prélèvement ADN et une prise d'empreintes digitales au siège de la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte pour menaces de mort à l'encontre de certains employés, indique franceinfo ce mercredi. Une soixantaine de membres du personnel ont été convoqués ce mercredi, suite à la découverte de traces ADN masculines sur l'un des objets accompagnant les lettres.

À notre retour de vacances, plusieurs dizaines de salariés, d'abord une vingtaine ont reçu une convocation à la maison" - Emmanuel Vire, délégué CGT

"A notre retour de vacances, plusieurs dizaines de salariés, d'abord une vingtaine - dont j'étais - ont reçu une convocation à la maison, nous invitant à nous présenter à la Direction de la sûreté départementale des Hauts-de-Seine en vue d'un prélèvement ADN et d'empreintes digitales. C'est une convocation qui est très courte, où il est juste précisé que cela fait suite à une procédure judiciaire en cours au sein de la société Prisma Media", explique Emmanuel Vire, délégué CGT au sein du groupe.

Un émoi considérable au sein de la société

"Dans un premier temps, la direction de Prisma Media a refusé de communiquer auprès des salariés. Ça fait que des salariés ont reçu cette convocation chez eux, ont pris peur, ont appelé la police pour demander à passer tout de suite, et donc sont partis faire leur prélèvement sans que leur hiérarchie soit au courant. Il y a eu un émoi considérable au sein de la société", confie le délégué syndical à franceinfo. "Les premières convocations sont arrivées le 13 août et la direction a communiqué le 23 août (…). Pour beaucoup de gens, journalistes compris d'ailleurs, ADN = enquête pour viol, crime, etc… C'est tout de suite très grave. Des menaces de mort, c'est grave, mais on ne parle que de menaces de mort, dans cette affaire", estime-t-il.

Certains salariés refusent le prélèvement

Le délégué CGT refuse, pour sa part, de se soumettre à ce prélèvement. Il s'étonne par ailleurs d'être "parmi les deux, trois premiers à recevoir cette convocation avec d'autres responsables syndicaux. Comment peut-on imaginer qu'un responsable syndical depuis vingt ans, très connu, puisse faire une chose pareille ?" Si le prélèvement n'est pas obligatoire, il est en revanche obligatoire de se rendre à la convocation, sous peine d'une amende de 3.750 euros.

Les ADN collectés seront détruits, assure la direction

Dans un courrier interne adressé aux salariés le 23 août, la direction du groupe précise que "les ADN collectés seront ensuite détruits dès la clôture des investigations et ne seront pas conservés dans les bases de données de la police" et que "les collaborateurs convoqués pourront se rendre dans les locaux de la Police judiciaire à Nanterre sur leur temps de travail". Jointe par franceinfo, elle a refusé de s'exprimer sur une enquête en cours.