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Après des tirs de mortier sur des policiers à Montbéliard, 18 mois de prison ferme pour un homme de 22 ans

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Le tribunal judiciaIre de Montbéliard a condamné ce mardi un homme de 22 ans à 18 mois de prison ferme pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail". Il a été reconnu coupable de s'être mêlé aux violences contre des policiers, quartier de la Petite Hollande.

L'avocate du montbéliardais mis en cause annonce faire appel
L'avocate du montbéliardais mis en cause annonce faire appel © Radio France - Christophe Beck

Un montbéliardais de 22 ans a été condamné à 18 mois de prison ferme ce mardi par le tribunal judiciaire de Montbéliard, pour "violences commises en réunion n'ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail". Il a été reconnu coupable d'avoir pris part aux violences survenues le 13 octobre au matin quartier de la Petite Hollande. 

Ce jour-là, des policiers qui étaient en train de perquisitionner un garage, ainsi que la locataire du garage, et un serrurier ont été pris à partie par plusieurs individus et ont été la cible de tirs de mortiers à moins de 10 mètres de distance. Le jeune homme devra verser 4.000 euros de dommages et intérêts. Au procès, il a continué à clamer son innocence : son avocate annonce interjeter appel.

Ce jeune, sans emploi, bouc émissaire?

Maître Laurence Clauss, qui représente les intérêts de ce Montbéliardais, affirme que le tribunal a voulu à tout prix trouver un coupable : "c'est une décision trop rapide, prise sous la pression, car il a fallu trouver un bouc émissaire. Il faut voir le contexte : on a un commissariat en région parisienne qui a été la cible de tirs de mortiers, on a le quartier de la Petite Hollande qui flambe, et il fallait un bouc émissaire. Or, il est important qu'on ne se trompe pas de personne".

Une vidéo et un jogging Lacoste au cœur du procès

Les débats se sont appuyés essentiellement ce mercredi sur une vidéo : on y voit un homme aux cheveux décolorés, habillé en jogging à bande rouge Lacoste et d'une doudoune bleue à la marque au crocodile. Cet homme est accompagné d'un individu masqué et cagoulé, et les deux personnes courent. La vidéo a été prise par une témoin, qui se trouve à quelques rues des lieux de l’agression.

Pour les enquêteurs, l'avocat des policiers Richard Belin et la Procureure, cela ne fait aucun doute : l'une des personnes identifiées sur la vidéo est bien le prévenu. D'ailleurs la Procureure Sandra Coelho rappelle que le brigadier chef, victime des tirs de mortiers, a formellement reconnu le jogging à bande rouge lorsqu'il a été agressé devant le garage. 

Une vidéo qui n'a aucune valeur selon l'avocate du Montbéliardais

Laurence Clauss, l'avocate du prévenu, qui a plaidé la relaxe, fait planer le doute : "la vidéo est réalisée au moment où il y a des tirs de mortiers. Mais comment mon client peut-il être en train de courir et tirer les mortiers en même temps? Cette vidéo présentée comme l’élément principal incriminant mon client n'a pas de valeur, car on ne voit pas mon client sur le lieu des faits".

Quant au prévenu, actuellement sans emploi, il affirme que s'il courait, c'est parce qu'il avait peur. "Moi je me suis approché de la scène, je voulais voir ce qu'il se passe. J'ai vu quelqu'un courir, et j'ai couru". Celui qui a quitté l'école à l'age de 15 ans, et qui a occupé des petits jobs dans la restauration rapide, assure qu'il était "dans le quartier pour petit-déjeuner".

Quatre condamnations au casier judiciaire 

La substitut du Procureur a requis 2 ans de prison ferme, considérant que les actes commis sont "intolérables, inacceptables. les conséquences auraient pu être dramatiques. C'est un miracle qu'ils n'aient pas été touchés. Ces faits démontrent d'une volonté d'instituer une zone de non-droit".

La magistrate estime que le prévenu est difficilement crédible : "il n'a eu de cesse de revenir sur ses paroles, il tente d'échapper à ses responsabilités. Il a été condamné à 4 reprises pour des faits de vol, de conduite sans permis. La réponse de la justice doit être sévère".

Le président du tribunal a condamné le prévenu à 18 mois de prison, avec maintien en détention : "s'il ressort de la vidéo que les tirs continuent alors que le prévenu n'est pas sur place, elle montre qu'il y a assez d’éléments pour prouver qu'il fait partie du groupe qui s'en est pris aux forces de l'ordre".

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