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Faits divers – Justice

Après l'agression de la prison de Condé-sur-Sarthe, les surveillants pénitentiaires mobilisés dans plusieurs régions

mercredi 6 mars 2019 à 7:40 - Mis à jour le mercredi 6 mars 2019 à 15:26 Par Géraldine Houdayer, France Bleu, France Bleu Loire Océan et France Bleu Poitou

L'agression terroriste, qui s'est produite ce mardi à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, pose à nouveau la question de la sécurité en prison. Le détenu radicalisé a poignardé deux surveillants avec un couteau en céramique. Ce mercredi, plusieurs prisons sont bloquées par les personnels.

Les surveillants ont allumé un feu devant la prison de Nice, ce mercredi matin.
Les surveillants ont allumé un feu devant la prison de Nice, ce mercredi matin. © Radio France - Willy Moreau

DaAu lendemain de l'attaque, qualif, les surveillants bloquent les prisons de Rochefort, Angoulême et Saintes. Sur l'île de Ré, les surveillants distribuent des tracts aux automobilistes à l'entrée du pontaitentiaires est à nouveau posée. Mardi, Michaël C., 27 ans, un détenu radicalisé qui était à l'Unité de vie familiale de la prison avec sa femme venue lui rendre visite, a poignardé deux surveillants avec un couteau en céramique, indétectable par les portiques de sécurité. L'arme aurait pu lui être apportée par sa compagne.

Le détenu n'était pas incarcéré dans le quartier dédié aux radicalisés

Les deux surveillant sont dans un état très grave, mais leurs jours de sont pas en danger. Le détenu, radicalisé, s'était fait remarquer pour son prosélytisme en prison, mais n'était pas détenu dans le quartier dédié aux radicalisés, ouvert en septembre dans l'établissement.

Les surveillants demandent davantage de fouilles 

Cette agression intervient dans un contexte social tendu dans les prisons. Des surveillants ont aussitôt débrayé mardi devant des établissements et un appel a été lancé par des syndicats pour une mobilisation nationale dès mercredi. 

La compagne du détenu aurait pu cacher le couteau qui a servi à l'agression, ainsi que la ceinture d'explosifs factice, dans un faux ventre de femme enceinte. Yoan Karar, secrétaire général adjoint du Syndicat National Pénitentiaire Force ouvrière, s'est exprimé ce mercredi sur franceinfo. "Légalement, un personnel de surveillance n'a pas le droit de procéder à une palpation sur les visiteurs sans leur accord. Donc, comme le portique n'a pas sonné, il n'y avait pas lieu de faire cette palpation de sécurité supplémentaire, donc le couteau est rentré très facilement", a-t-il expliqué. Pour lui, la fouille devrait "clairement" être systématique en période de menace terroriste.

Les prisons bloquées ce mercredi 

La prison de Condé-sur-Sarthe bloquée 

Une centaine de surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe bloquent les entrées de l'établissement depuis très tôt ce mercredi, indique franceinfo. Ils ne laissent passer que le personnel médical, même le directeur de la prison n'a pu accéder à la prison.

En région parisienne 

Les prisons de Fleury-Mérogis et de Fresnes ont été bloquées par les surveillants ce mercredi matin. Devant Fleury-Mérogis, la plus grande prison d'Europe, le blocage a été levé vers 9h.

Dans le Sud 

Dans le Var et les Bouches-du-Rhône, les surveillants ont lancé des appels au blocage dans plusiuers établissements ce mercredi, à La Farlède, Draguignan, Marseille et Aix-en-Provence.

Les surveillants de la prison du Pontet, dans le Vaucluse, bloquent l'établissement ce mercredi matin, à l'appel du syndicat UFAP-UNSa. Une trentaine de surveillants pénitentiaires empêchent la relève, mais prévoient de quitter les lieux vers 8h, à l'arrivée des forces de l'ordre.

Dans les Alpes-Maritimes, les prisons de Grasse et Nice sont également bloquées ce mercredi. Une quarantaine de surveillants sont mobilisés depuis six heures du matin devant la maison d’arrêt de Grasse. Les entrées et les sorties sont bloquées.

A Valence, les syndicats Force Ouvrière et UFAP-UNSA appellent à un débrayage à la prison ce mercredi.

En Corse, les surveillants débrayent dans les prisons de Borgo, Casabianda et Ajaccio.

Dans le Sud-Ouest

Les personnels de la prison de Seysses, au sud de Toulouse, veulent également se mobiliser et cesser le travail ce mercredi. Ils prévoient de bloquer la prison jeudi.

A Mont-de-Marsan, une trentaine de surveillants sont rassemblés devant le centre pénitentiaire de Pémégnan depuis 6h30.

Dans l'Ouest 

En Bretagne, les surveillants se sont rassemblés devant le centre pénitentiaire de Ploemeur, mais également devant la prison de Rennes-Vezin. A Brest, les agents assurent un service minimum à l'intérieur de la prison.

En Charente et en Charente-Maritime, les surveillants bloquent les prisons de Rochefort, Angoulême et Saintes. Sur l'île de Ré, les surveillants distribuent des tracts aux automobilistes à l'entrée du pont.

En Loire-Atlantique, les gardiens de prison se sont rassemblés devant l'entrée de la maison d'arrêt de Nantes-Carquefou. Vers 7h, ils étaient une cinquantaine selon un représentant du syndicat FO Pénitentiaire. 

Dans la Vienne, une vingtaine de surveillants s'est mobilisée ce mercredi matin devant les grilles de la prison de Vivonne.

Dans les Hauts-de-France 

Les surveillants se mobilisent également dans les prisons de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, à Annoeulin près de Lille, à Douai dans le Nord, à Bapaume dans le Pas-de-Calais, et à Château-Thierry dans l'Aisne, où un surveillant a été agressé mardi après-midi.

Dans le Grand Est

En Alsace, selon Christophe Schmitt, délégué FO pénitentiaire, des blocages ont eu lieu mercredi matin à Mulhouse, Strasbourg et Oermingen. En poste à la maison centrale d’Ensisheim, le syndicaliste explique sur France Bleu Alsace qu’une cinquantaine de surveillants se sont mobilisés avant la prise de service. Il témoigne de la colère des personnels pénitentiaires devant l’agression qui s’est produite mardi et demande une “réforme profonde” pour tenir compte des problèmes de sécurité derrière les barreaux.

En Lorraine, FO a appelé à des retards de prise de service. C’était le cas à Nancy, où exerce Fadila Doukhi, déléguée régionale FO pénitentiaire : “45 surveillants sont restés dans la salle d’appel”. La syndicaliste a connu Michaël C. lors de son passage à Nancy et constaté sa radicalisation : “La gestion des personnes radicalisées n’est pas adaptée à la situation (...) il faut des établissements spécifiques et plus de moyens humains”.

Dans le centre et en Auvergne

En Auvergne, les surveillants se mobilisent à Riom et Moulins-Yzeure.