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Après l'opération à Mistral, le maire de Grenoble réclame des effectifs de police supplémentaires

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Les forces de l'ordre ont mené une opération ce mercredi soir dans le quartier Mistral à Grenoble, en réponse à des vidéos mettant en scène des dealers. Le maire de Grenoble Éric Piolle a réagi ce jeudi matin en direct sur France Bleu Isère.

Eric Piolle, le maire de Grenoble (photo prise en 2019)
Eric Piolle, le maire de Grenoble (photo prise en 2019) © Radio France - Benjamin Bourgine

Ce mardi, des vidéos ont été publiées en ligne, montrant des dealers du quartier Mistral à Grenoble tenir un point de vente armés de fusils. Le préfet de l'Isère, Lionel Beffre, s'y est rendu mercredi soir pour réaffirmer l'autorité de l'Etat. Une opération de police y a eu lieu. "Nous voulons montrer aux délinquants que seules les forces de l'ordre peuvent être armées comme ça" insiste Lionel Beffre, le préfet de l'Isère, ce mercredi soir. Éric Piolle, Le maire de Grenoble a réagi jeudi matin  sur France Bleu Isère.

Eric Piolle, maire de Grenoble

Vous n'avez pas été convié à l'opération de la préfecture mercredi soir ? 

Éric Piolle - Non effectivement... le ministre a souhaité apporter une réponse, ou une démonstration, pour dire que l'État était bien présent et ne cédait rien face aux dealers, et qu'il était évidemment aux côtés des habitants.

Vous regrettez de ne pas avoir été invité ?

C'est un peu étonnant parce que nous nous sommes mobilisés depuis 2014 pour obtenir des renforts supplémentaires (des équipes de police nationale) après la casse des années Sarkozy. Nous avons obtenu 70 policiers nationaux supplémentaires en septembre 2018, juste après le départ de Gérard Collomb du gouvernement. 

Ce n'est pas assez ?

Non, parce que nous ne sommes pas du tout revenus aux effectifs de 2002 et que nous avions réécrit au début du confinement, avec Renzo Sully et David Queiros, les maires d'Échirolles et de Saint-Martin-d'Hères. Nous avons demandé au ministre de l'Intérieur des moyens supplémentaires... Je pense que ce serait pas mal de répondre aussi aux élus. Nous avons réécrit hier pour rappeler cette demande.

Vous avez eu un contact avec le ministre de l'Intérieur?

Pas à ce stade, mais on espère bien en avoir. Pour que ce ne soit pas cette espèce de joute... La vidéo était une provocation manifeste. Est-ce qu'elle était à destination des forces de l'ordre ou est-ce qu'elle était à destination d'autres équipes de dealers ? On ne sait pas. Mais c'est important de travailler au quotidien avec les élus.

Pour autant la directrice départementale de la sécurité publique dit que les forces de l'ordre sont présentes très régulièrement dans ce quartier... Est-ce qu'il n'y a pas eu tout de même des progrès en matière de lutte contre le trafic de drogue ?

Tout à fait, il faut le dire. L'installation en 2013 de la zone de sécurité prioritaire - qui a peut-être été tardive mais il n'empêche qu'elle est là - a permis de bousculer le trafic donc ça veut dire que c'est un quartier où il se passe à nouveau des choses. D'abord parce que la police est présente et parce que nous travaillons tous ensemble avec les habitants. On retrouve une vie associative, une vie culturelle avec "le prunier sauvage", une vie sportive, une vie des présences publiques... Donc il se passe des choses également très positives dans ce quartier. J'y vais régulièrement. C'est une situation qui reste évidemment marquée par le deal mais il n'y a pas que ça loin s'en faut ! Il y a aussi beaucoup de richesses et de compétences de la part des habitants.

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