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Faits divers – Justice

Après la série d’incendies criminels, la vie continue sur le campus dijonnais

jeudi 9 novembre 2017 à 19:41 - Mis à jour le jeudi 9 novembre 2017 à 19:44 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

L'enquête se poursuit après la série d'incendies survenue mercredi dans le quartier de l'université à Dijon. Sur le campus, ces événements sont vécus avec beaucoup de stoïcisme. Le président de l’Université de Bourgogne, Alain Bonnin, appelle à une vigilance renforcée de tous.

Les traces des incendies restent bien visibles.
Les traces des incendies restent bien visibles. © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Cela avait commencé dans la nuit de mardi à mercredi, avec trois feux de poubelles dans le quartier de l’université. Dans la journée, ce sont deux départs de feux qui ont visé des amphithéâtres où des cours étaient donnés. Des étudiants ont eux-mêmes éteint les flammes avec des extincteurs. Alain Bonnin, le président de l’Université de Bourgogne, a félicité ces jeunes qui ont fait preuve de sang-froid. L’un d’eux est par ailleurs pompier volontaire.

Des patrouilles de police renforcées

Suite à ces événements, en concertation avec la Préfecture, le Rectorat, le procureur de la République et la Direction départementale de la Sécurité Publique, les patrouilles de police ont été renforcées sur le campus. Des agents de l’université procèdent également à des rondes, et Alain Bonnin demande une vigilance accrue et l’application des consignes de sécurité à observer dans le cadre du plan Vigipirate. Les cours interrompus par les feux seront reprogrammés.

Sur le vaste campus, la vie suit son cours, sans que s’installe une psychose de l’incendiaire. Les étudiants sont stoïques : « de toute façon, s’il veut recommencer, il le fera », soupire Johanna, fataliste, mais qui refuse de céder à un sentiment de peur. « On ne sent pas de tension ni quoi que ce soit », renchérit Gabriel. Son ami Efflam quant à lui, a été davantage marqué par les attaques à coups de marteau perpétrées fin septembre dans ce quartier : « ce qui m’inquiète le plus, ce sont des gens qui vont s’en prendre physiquement à d’autres personnes ».

"On a appris à être vigilant"

Professeure émérite en sciences du langage, Marie commente : « l’université apparaît comme les écoles. Quand on brûle une école maternelle, c’est parce que c’est comme un lieu de pouvoir. Il y a des gens qui détestent tout pouvoir représentant une démocratie qui essaie tant bien que mal de vivre. » Sa collègue, Marie, qui enseigne l’allemand, est réceptive aux consignes de sécurité. « On a appris à être vigilant. Depuis les attentats, c’est vrai qu’on fait attention. On fait attention en tant qu’enseignant notamment, aux choses qui traînent, aux étudiants qui ne vont pas bien, à tous les petits signes qui font que ça peut dégénérer. »

Sylvain Comparot, directeur de cabinet du président de l’Université de Bourgogne, fait remarquer que le campus est aussi difficile à surveiller qu’une ville de 30.000 habitants. En dehors des résidences universitaires où logent des étudiants, le site est dépourvu de vidéoprotection. Ça n’est pas à l’ordre du jour. « C’est avant tout l’attention de chacun et de chacune, qui permettra d’avoir la meilleure surveillance globale et collective ».