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Faits divers – Justice

Après le drame de Sarcelles, Gérard Collomb assure que les policiers "resteront armés" hors service

dimanche 19 novembre 2017 à 14:15 - Mis à jour le dimanche 19 novembre 2017 à 17:57 Par Isabelle Gaudin, France Bleu Paris et France Bleu

Les policiers "resteront armés" quand ils ne sont pas en service a assuré dimanche le ministre de l'Intérieur. Gérard Collomb était interrogé sur le sujet après le triple meurtre commis par un policier avec son arme de service à Sarcelles samedi soir.

Le ministre de l'Intérieur a confirmé que les policiers resteraient armés quand ils ne sont pas en service, après le triple meurtre de Sarcelles
Le ministre de l'Intérieur a confirmé que les policiers resteraient armés quand ils ne sont pas en service, après le triple meurtre de Sarcelles © AFP - Fred Tanneau

Sarcelles, France

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a confirmé dimanche midi que les policiers "resteront armés, il n'y a pas de problème" quand ils ne sont pas en service. Il répondait aux journalistes de l'émission Questions politiques (France Info, France Inter, Le Monde) qui l'interrogeait après le drame de Sarcelles. Samedi soir, un policier de 31 ans a tué trois personnes dont son beau-père avant de retourner son arme de service contre lui. Il a aussi blessé trois proches : sa compagne, sa belle-mère et sa belle-sœur.

Ce policier allait se séparer. Il ne l'a pas supporté. Comme il est armé, il peut tirer. C'est le drame de la police" - Gérard Collomb

Gérard Collomb a expliqué que le policier "était quelqu'un qui allait se séparer de son épouse. Il ne l'a pas supporté. C'est quelqu'un qui à un moment donné, déraille totalement. Comme il est armé, il peut tirer. C'est le drame de la police". Ce drame intervient dans un contexte de recrudescence des suicides au sein des forces de l'ordre. Depuis le début de l'année, selon le ministère de l'Intérieur, au moins 46 policiers et 16 gendarmes se sont donné la mort.

Le ministre de l'Intérieur n'a donc pas remis en question le droit des policiers obtenu après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Depuis cette date, ils peuvent garder leur arme de service en permanence. Gérard Collomb a aussi souligné que cela demandait "beaucoup d'attention des cadres dirigeants de la police". L'élément déclencheur des suicides de policiers est souvent d'ordre privé, a déclaré le ministre, tout en constatant qu'ils interviennent "dans un contexte professionnel".