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Faits divers – Justice

Violences au lycée de Saint-Denis : huit mineurs présentés à la justice, des parents jugent les arrestations "abusives"

mercredi 8 mars 2017 à 16:01 - Mis à jour le mercredi 8 mars 2017 à 20:01 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris et France Bleu

Huit mineurs seront présentés à la justice jeudi, suite aux violences du lycée Suger de Saint-Denis. 46 autres jeunes, également placés en garde à vue pour les mêmes faits, ont été relâchés ce mercredi. Des parents estiment que leurs enfants ont été arrêtés à tort.

Des vitres cassées sur la façade du lycée Suger, ce mercredi 8 mars
Des vitres cassées sur la façade du lycée Suger, ce mercredi 8 mars © Radio France - Rémi Brancato

Saint-Denis, France

Huit mineurs seront présentés ce jeudi à un juge des enfants, après les incidents qui ont éclaté mardi à Saint-Denis, tandis que 46 autres jeunes, également placés en garde à vue pour ces faits, ont été relâchés mercredi, a indiqué le parquet de Bobigny à France Bleu Paris. Les huit mineurs sont soupçonnés de "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique", "attroupement armé" et "rébellion", a précisé le parquet. L'enquête se poursuit.

On est choqué, on ne comprend pas ce qui se passe" - Une mère d'élève

Certians parents, eux, dénoncent des arrestations "abusives." "On est choqué, on ne comprend pas ce qui se passe" témoigne ce matin Fatou Diarassouba, mère d'une jeune fille de 16 ans, élève du lycée Suger de Saint-Denis. Comme des dizaines d'autres parents, elle s'est rendue ce mercredi matin devant le commissariat où sa fille a été placée en garde à vue, avec 54 autres jeunes, dont 44 sont des mineurs. Ce mercredi matin, l'un d'eux a été libéré. Pour Fatou Diarassouba, l'arrestation de sa fille est "abusive". Selon elle, des témoins assurent qu'elle n'a pas participé aux violences de la veille.

"Ceux qui n'ont rien fait ont été pris" témoigne un lycéen après sa garde à vue

Mardi, au lycée Suger, un groupe s'est introduit, aidé par des élèves de l'établissement pour casser des vitres, allumer des fumigènes et tenter de mettre le feu aux bâtiments. "On s'est mis de côté, on ne fait pas partie de tout cela" témoigne sur France Bleu le seul lycéen libéré ce mercredi matin après 24 heures de garde à vue, expliquant avoir été arrêté aux abords du lycée, après son évacuation. "Ceux qui n'ont rien fait ont aussi été pris" assure-t-il : "ils ont pris tout le monde sans faire attention que des gens n'avaient rien fait".

La réaction de Bernard Cazeneuve et des élus de la Région

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a accusé mercredi le Front national "d'exploiter à des fins électorales" les violences au lycée Suger. Il assure que le gouvernement sera extrêmement ferme avec ceux qui s'attaquent à l'ordre public. Dans un communiqué le chef du gouvernement met en garde "ceux qui cherchent à exploiter ces violences à des fins électorales". "Ils n'ont comme objectif ni la justice, ni l'ordre" dit-il, assurant qu'ils veulent au contraire "provoquer et entretenir le désordre. Ils ne rendent pas service à notre pays." Bernard Cazeneuve répondait aux reproches formulés par Marine Le Pen qui avait qualifié de "minimale" la réaction du gouvernement après les incidents. Dans un communiqué, elle avait lancé que le Premier ministre était sans doute trop occupé à faire campagne contre elle pour se soucier de ce qui se produisait dans le pays.

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse s'est rendu ce mercredi après-midi au lycée Suger. Dans un communiqué elle "condamne fermement les violences et les dégradations". Interpellée par une mère dont la fille est en garde à vue, Valérie Pécresse a répondu que "ceux qui ont fait ça ne sont pas seulement des enfants, ce sont aussi des voyous!" Le maire de Saint-Denis, Laurent Russier, a reçu les familles des jeunes gardés à vue ce mercredi à 16 heures pour apaiser les tensions.

Les cours ont repris au lycée

Ce mercredi matin, les cours avaient repris au lycée Suger. "Les tensions sont latentes" raconte une professeure qui souhaite garder l'anonymat. Déjà, au mois de septembre, les personnels ont fait grève durant deux semaines pour dénoncer l'agression d'un surveillant et réclamer des moyens humains. Des EMS, équipes mobiles de sécurité du rectorat sont toujours déployés dans le lycée et aux abords.