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Faits divers - Justice
Dossier : Violences après la mort de deux jeunes du quartier Mistral, à Grenoble

Après les violences dans le quartier Mistral, le dialogue impossible entre les habitants et la mairie de Grenoble

Le maire de Grenoble a tenté, en vain, lundi matin, de dialoguer avec les habitants du quartier Mistral, après la mort de deux jeunes, ce week-end. Ils se sont tués alors qu'ils circulaient à scooter, sans casque et qu'ils fuyaient une voiture de police. Leur mort a provoqué deux nuits de violences.

Une voiture incendiée, dans le quartier Mistral, après deux nuits de violences déclenchées par la mort de deux jeunes qui fuyaient la police sur un scooter volé.
Une voiture incendiée, dans le quartier Mistral, après deux nuits de violences déclenchées par la mort de deux jeunes qui fuyaient la police sur un scooter volé. © Radio France - Laurent Gallien -France Bleu Isère

Grenoble, France

Aller à la rencontre des familles des deux victimes quartier Mistral était sans doute une nécessité mais la chose s'est avérée encore plus compliquée que prévu ce lundi matin pour le maire de Grenoble Eric Piolle. Dans la grande salle de la Maison des habitants il y avait les familles mais aussi des proches, habitants du quartier.
Face à eux Eric Piolle a tout entendu : de la peine, de la douleur... mais aussi de la colère voire de la haine. Aucun dialogue n'a finalement été possible entre l'élu et des habitants qui estiment qu'il est au moins copain si ce n'est "complice" de la police. Parce qu'il y a comme souvent dans ces cas-là des fractures irréconciliables quartier Mistral.

"La vérité c'est pas la police, c'est dans le quartier qu'il faut venir la chercher" lance un homme à l'adresse des journalistes. "Il n'y avait pas de bus, un jeune a filmé sur Instagram, on a des preuves..." affirme un autre. Plus rapide et ravageur encore que les "on-dit" il y a les réseaux sociaux. Des étincelles de plus sur une braise toujours vive et entretenue de longue date à en croire Karim Kadri, président de l'Union de Quartier CoHaMis. "Les habitants ça fait longtemps qu'ils ont baissé les bras, explique t-il, ils disent " à quoi bon puisque nous sommes des oubliés". La plupart ils ne voient Grenoble que par la fenêtre". Un sentiment d'enfermement dans le quartier et dans la mauvaise réputation qui permet selon le responsable associatif de comprendre la colère à défaut de justifier les actes.

"Perdre la vie à 17 ans c'est inconcevable" 

Parce que de ce côté là de la fenêtre non, décidément, on ne comprend pas la mort des deux jeunes de 17 et 19 ans. L'un d'eux "seul garçon de la famille, explique Karim Kadri, qui prépare son bac, qui aide les aînés [...] aujourd'hui se trouve à la morgue. Pourquoi? Il a fuit un contrôle dit le Procureur de la République mais ça c'est tout les jours qu'on le voit... mais perdre la vie à 17 ans c'est inconcevable..."
Les rénovations urbaines, nombreuses et coûteuses réalisées dans le quartier "n'ont rien changé derrière la façade" explique le président d'union de quartier.

L'enquête versus les bruits qui courent

Depuis l'accident de samedi soir et les premières constations l'enquête, elle, essaye d'avancer aussi vite que les rumeurs sur les réseaux sociaux et de détacher les faits des "on-dit". La Police et le Parquet de Grenoble réaffirment ce lundi soir que les deux jeunes - sans casque et sur un scooter volé - ont bien été percutés par un bus au Pont de Catane, à la sortie de l'A480 direction Seyssinet. "Il y a des images de vidéosurveillance" dit une source policière, qui explique que le bus était celui d'une équipe de foot avec 15 passagers à bord qui vont être entendus en plus du chauffeur, entendu lui juste après le drame. Une enquête qui va se poursuivre dès ce mardi matin dans le cadre d'une information judiciaire. Les corps des deux jeunes ont été rendus aux familles après une autopsie ce lundi matin "qui confirme la thèse accidentelle" selon le parquet. Les résultats des examens toxicologiques chez les deux victimes seront connus plus tard.

Dialogue impossible entre le Maire de Grenoble et les familles des victimes

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© Visactu
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