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Faits divers – Justice

Après une agression au collège Münch de Grenoble, des enseignants cessent les cours

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Par , France Bleu Isère

Moins d'une semaine après l'agression d'une enseignante par un élève, une vingtaine de professeurs du collège Charles Münch de Grenoble (Isère) ont cessé les cours pendant une heure mercredi 22 mai. Ils dénoncent un manque de soutien et demandent à être mieux protégés.

Une vingtaine d'enseignants du collège Charles Münch de Grenoble a cessé le travail, une semaine après l'agression d'une collègue.
Une vingtaine d'enseignants du collège Charles Münch de Grenoble a cessé le travail, une semaine après l'agression d'une collègue. © Radio France - Justine Dincher

Grenoble, France

Ils ont quitté leurs salles de classe à la sonnerie des 11 heures pour se retrouver dans une salle de leur établissement. Une vingtaine d'enseignants du collège Charles Münch de Grenoble (Isère) ont débrayé pendant une heure ce mercredi 22 mai, par solidarité avec une de leur collègue agressée la semaine dernière. 

Agressée la veille, elle retrouve son élève en classe le lendemain

Jeudi 16 mai, une professeure d'anglais s'est faite plaquer contre le mur par un élève déjà sous le coup d'une sanction disciplinaire. Quelques heures après cet incident, le jeune scolarisé en troisième est retourné en cours normalement, d'après les enseignants. Le lendemain, la professeure violentée s'est retrouvée en classe face à son élève violent. Très choquée, elle a été arrêtée pour deux semaines. Elle n'a pas porté plainte à cette heure.

"Depuis la rentrée 2018, on a eu plusieurs incidents, des agressions à l'intérieur et à l'extérieur du collège, explique un enseignant, le climat n'est pas serein, pas tranquille. L'idée de ce débrayage est de sensibiliser à cette violence, et à l'effet 'cocotte-minute' que l'on observe dans certaines classes du fait de quelques élèves. On a besoin d'un soutien immédiat, solide, et sur lequel on peut compter."

Être mieux protégés et plus écoutés

Les enseignants mobilisés ce mercredi dénoncent cette situation particulière et aussi la multiplication des incidents graves, insultes et menaces par une minorité d'élèves, au sein de cet établissement public. Ils regrettent un manque de soutien, un manque de reconnaissance de leur métier et de leur parole. Ils demandent à être mieux protégés et davantage écoutés par leur direction et le rectorat. Sollicitée, la direction de l'établissement n'a pas souhaité commenter cette affaire.