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Faits divers – Justice
Dossier : Affaire du crassier d'ArcelorMittal Florange

ArcelorMittal relaxé dans l'affaire du crassier de Florange

Le tribunal correctionnel de Thionville a prononcé la relaxe à l'encontre d'ArcelorMittal dans l'affaire de la pollution présumée du crassier de Florange dénoncée en 2017 par un salarié intérimaire.

ArcelorMittal à Florange en Moselle
ArcelorMittal à Florange en Moselle © Maxppp - Thierry Gachon

Moselle, France

ArcelorMittal est relaxé par le tribunal correctionnel de Thionville dans l'affaire de la pollution présumée du crassier de Florange. 

Le géant de l'acier était poursuivi pour gestion irrégulière des déchets et pour exploitation d'une installation sans autorisation. Lors du procès qui s'était tenu en mai, le parquet avait requis 50.000 euros d'amende à l'encontre du groupe. 

L'affaire avait été révélée sur France Bleu Lorraine par Karim Ben Ali, ancien chauffeur intérimaire d'un sous-traitant d'Arcelor, qui affirmait avoir déversé, à la demande de son employeur, de l’acide sur le crassier de l’usine. Après enquête préliminaire, la justice avait estimé qu’il n'y avait pas eu pollution, qu’il s’agissait d’eaux usées avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique.   

Une surprise

La relaxe d'ArcelorMittal est plutôt une surprise. A son procès, ArcelorMittal avait été assez bousculé. Les magistrats avaient pointé du doigt plusieurs manquements au code de l'environnement. A commencer par le crassier dans lequel aucune eaux usées n'auraient du être deversées. Le géant de l'acier n'en avait pas l'autorisation. C'est pourtant ce qu'y avait rejeté l'ancien chauffeur intérimaire Karim Ben Ali, un mélange d'eaux usées et de boues d'hydroxyde de fer, avec un faible pourcentage d'acide chlorydrique. 

Après la vidéo du lanceur d'alerte, l'enquête avait aussi démontré que le registre sur la traçabilité des déchets n'était pas à jour. Autre problème : la lagune du crassier avait dépassé dès 2015 sa capacité de stockage. Mais l'entreprise sidérurgique avait continué à l'utiliser jusqu'en 2018, c'est-à-dire, même après le scandale de la vidéo. 

Un mauvais signal envoyé aux habitants

L'une des parties civiles dans cette affaire, la communauté d'agglomération du val de Fensch s'étonne donc de la relaxe d'ArcelorMittal. "C'est un mauvais signal envoyé aux habitants", déclare son président, Michel Liebgott, alors que l'entreprise est soupçonnée aussi de polluer la rivière Fensch. La collectivité espère que le parquet fera appel.

De son côté, ArcelorMittal Florange se félicite de sa relaxe et rappelle que les autorités n'ont pas constaté de pollution dans cette affaire.   

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