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Arche de Zoé : Eric Breteau et Emilie Lelouch condamnés à deux ans de prison avec sursis

Par Thibaut Lehut, France Bleu vendredi 14 février 2014 à 15:16 Mis à jour le vendredi 14 février 2014 à 15:25

Eric Breteau et Emilie Lelouch
Eric Breteau et Emilie Lelouch © Maxppp

Le président de l'association l'Arche de Zoé et sa compagne ont vu leur peine réduite par la cour d'appel de Paris, ce vendredi. Ils sont finalement condamnés à deux ans de prison avec sursis pour avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants du Tchad en 2007.

Eric Breteau et Emilie Lelouch ont été condamnés ce vendredi à deux ans de prison avec sursis, par la cour d'appel de Paris. Les deux responsables de l'association l'Arche de Zoé ne retourneront donc pas en prison. Ils avaient été condamnés en première instance à trois ans de prison, dont deux ferme.

103 enfants affublés de faux pansements

Ils étaient accusés d'avoir tenté de faire sortir du Tchad 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, sans en avoir l'autorisation. La cour d'appel les a condamnés pour escroquerie au préjudice de familles qui comptaient accueillir les enfants en France, et pour exercice illicite de l'activité d'intermédiaire à l'adoption. En revanche, la tentative d'aide à l'entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière n'a pas été retenue cette fois-ci, contrairement au premier procès.En 2007, l'Arche de Zoé, alors en activité au Tchad, avait affublé 103 enfants de faux pansements pour tenter de les faire partir vers la France. L'évacuation avait été stoppée par les autorités locales in extremis, alors que le groupe faisait route vers l'aéroport d'Abéché, dans l'est du pays.

Une peine peu à peu réduite

L'association voulait qu'une fois sur le sol français, les enfants se voient reconnaître le statut de réfugié. Des familles d'accueil les attendaient. Mais une enquête de plusieurs institutions internationales et organisations non gouvernementales avait à l'époque établi que la quasi-totalité des enfants avaient au moins un parent ou un adulte qu'ils considéraient comme tel sur place.Au Tchad, Eric Breteau, Emilie Lelouch et un troisième bénévole Alain Péligat, avaient été condamnés à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants. Une peine commuée en années de prison en France dans un premier temps, avant finalement d'être annulée par une grâce présidentielle.

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