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Faits divers – Justice

Ardèche : 23 militants de Greenpeace jugés ce jeudi après l'intrusion dans la centrale de Cruas

jeudi 17 mai 2018 à 2:59 - Mis à jour le jeudi 17 mai 2018 à 11:15 Par Mélanie Tournadre, France Bleu Drôme Ardèche

22 militants de Greenpeace se sont introduits le 28 novembre dernier dans la centrale nuclaire de Cruas-Meysse en Ardèche. Ils sont jugés ce jeudi matin devant le tribunal de Privas. Le responsable de la campagne nucléaire est jugé pour “complicité” et l'ONG en tant que personne morale.

Les militants anti-nucléaire sont rassemblés ce jeudi matin sur les marches du Palais de justice à Privas
Les militants anti-nucléaire sont rassemblés ce jeudi matin sur les marches du Palais de justice à Privas © Radio France - Mélanie Tournadre

Privas, France

Le 28 novembre 2017, 22 militants de Greenpeace s'étaient introduits illégalement sur le site nucléaire de Cruas-Meysse en Ardèche.  Ils avaient notamment découpé des grillages et allumé des fumigènes pour dénoncer la vulnérabilité des piscines où sont stockés les combustibles usés. 

Ils risquent jusqu'à 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende

"Le risque juridique est bien faible par rapport au risque que nous fait courir le nucléaire aujourd'hui en France" explique Sébastien, sur le banc des prévenus ce jeudi. "Cette intrusion à Cruas et les empreintes de mains laissées sur les murs de la piscine d’entreposage de combustibles usés ont largement contribué à la création de la commission d’enquête parlementaire" assure Lina qui fait partie des 22 militants jugés ce jeudi et qui risquent jusqu'à 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende.

"Nous sommes des lanceurs d'alerte, tout le monde sait que sans ce type d'actions rien ne bouge" insiste Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour l'ONG et jugé ce eudi pour "complicité". 

EDF veut une condamnation

Pour EDF qui avait porté plainte contre ces militants, il s'agit non pas de lanceurs d'alerte mais de "comportements dangereux et illégaux" explique l'avocat de l'entreprise, Thibault de Montbrial. "EDF attend du tribunal de Privas qu'il dise une nouvelle fois, comme l'a dit le tribunal de Thionville il y a deux mois, que ce qu'ont fait ces militants de Greenpeace est grave".

"Ce que font ces militants est intellectuellement malhonnête car ils donnent une illusion qu'il est facile d'atteindre les zones vitales d'une centrale nucléaire ce qui n'est absolument pas le cas" insiste Thibault de Montbrial. "C'est dangereux car ça peut donner des idées à des gens qui ne mesureraient pas qu'ils seraient physiquement pulvérisés s'ils attaquaient une centrale".

En février dernier, les militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle ont été condamnés à des peines allant de 5 mois de prison avec sursis à 2 mois ferme.

Une centaine de policiers mobilisée ce jeudi

Une compagnie de CRS et d'autres policiers sont mobilisés ce jeudi matin autour du palais de justice de Privas. Une centaine d'homme en tout sont présents pour encadrer la mobilisation organisée en soutien aux militants de Greenpeace. 

A 8 heures, il y avait déjà 150 personnes dans ce rassemblement, membres d'EELV, de la France insoumise et d'associations antinucléaires. Leur nombre est monté à 300 en fin de matinée. La manifestation se déroule dans le calme.